Erreur médicale : suspension du chirurgien et rappel des démarches engagées par l’établissement

Le lundi 14 février, un patient admis au bloc opératoire du Centre Hospitalier Félix Guillon (CHR de La Réunion) a subi l’ablation d’un rein, du mauvais côté. Dans un communiqué publié début mars, le Centre Hospitalier Régional de la Réunion explique les démarches engagées auprès du patient et de sa famille. Il annonce la suspension du chirurgien qui avait déjà fait l’objet d’une demande conjointe de prorogation de son année probatoire de la part de la direction et de la Commission médicale d’établissement. Enfin, dans un souci de sécurisation des prises en charge, l’établissement rappelle que depuis deux mois un plan d’action spécifique a été déployé au bloc opératoire.

Le lundi 14 février, un patient admis au bloc opératoire du Centre Hospitalier Félix Guillon (CHR de La Réunion) a subi l’ablation d’un rein, du mauvais côté. Dans un communiqué publié début mars, le Centre Hospitalier Régional de la Réunion explique les démarches engagées auprès du patient et de sa famille. Il annonce la suspension du chirurgien qui avait déjà fait l’objet d’une demande conjointe de prorogation de son année probatoire de la part de la direction et de la Commission médicale d’établissement. Enfin, dans un souci de sécurisation des prises en charge, l’établissement rappelle que depuis deux mois un plan d’action spécifique a été déployé au bloc opératoire.

Les mesures prises par la direction du Centre Hospitalier Régional de la Réunion
Cette erreur médicale grave signalée à la direction a conduit cette dernière, en coordination étroite avec les représentants médicaux, et après avoir déclaré celle-ci auprès des autorités de l’Agence Régionale de Santé, à prendre les décisions suivantes :

          Mise en place sans délai d’une revue de morbi-mortalité (RMM) permettant de rechercher et d’analyser les causes ayant conduit à l’erreur médicale.

          Prononcer la suspension immédiate, à titre provisoire, du médecin concerné dans l’attente des résultats de l’expertise.

Le patient et la famille ont été rencontrés dès le 22 février par le Directeur Général et le Président de la Commission Médicale d’Etablissement afin de présenter les excuses de l’établissement, de les informer plus en détail sur les circonstances, de leur proposer un accompagnement psychologique et de les aider à obtenir une indemnisation.

Contrairement à ce qui a pu être affirmé, il n’est pas établi à ce jour que le patient devra être dialysé dans la mesure où la seconde intervention ne s’est pas encore déroulée. De même, sur l’antériorité du chirurgien en cause, les affaires citées sont encore en cours d’instruction (relaxe en première instance) et les analyses internes n’ont pas établi d’erreur médicale. Toutefois, alertée par ces différents évènements, la Direction et la Commission Médicale d’Etablissement avaient souhaité d’un commun accord proroger l’année probatoire du praticien, mais le Centre National de Gestion a titularisé celui-ci sans tenir compte de ces avis.

Dans la mesure où l’analyse des causes souligne essentiellement une erreur médicale individuelle, la décision de suspension du chirurgien a été établie à titre définitif et le Centre National de Gestion a été saisi, avec l’accord du praticien, pour solliciter une position de recherche d’affectation.

Enfin, dans un souci d’améliorer de manière constante ses prestations, l’établissement a mis en place depuis maintenant deux mois un plan d’action spécifique au bloc opératoire dans lequel l’ensemble des personnels s’investit, et la visite la semaine dernière de la société d’assurance du CHR, la Société Hospitalière d’Assurance Hospitalière (SHAM), a salué l’organisation actuelle et les efforts réalisés en matière de sécurisation de la prise en charge.

Contact presse

Mr Santos Luis
Directeur de la qualité , de la gestion des risques
et de la communication
Centre Hospitalier Régional de la REUNION
GSM 0692 66 77 32
e-mail href= »mailto:luis.santos@chr-reunion.fr »

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.