NE PAS LE DIFFUSER TRAITE PLUS HAUT A PARAITRE LE 2 le prix « Excellence Recherche Cancer Territoire » est attribué à…

Le CHU de Besançon s’est vu décerner le prix « Excellence Recherche Cancer Territoire » le 22 mai dernier, à l’occasion du salon Santé Expo organisé par la Fédération hospitalière de France (FHF).rnLe projet « ALIX : Evaluation de l’intérêt d’une polychimiothérapie par XELOXIRI-3 chez les patients âgés ou fragiles atteints d’un adénocarcinome pancréatique métastatique : développement d’un réseau inter-régional multidisciplinaire d’oncogériatrie », présenté par Angélique Vienot, du CHU de Besançon, a reçu le prix du jury.

Le projet récompensé

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L’adénocarcinome du pancréas est l’un des cancers digestifs associés à un pronostic défavorable et à une augmentation importante de nouveaux cas. La majorité des patients sont diagnostiqués à un stade avancé et les options thérapeutiques restent limitées.

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Cette pathologie est plus fréquente chez les sujets âgés, sous-représentés dans les essais cliniques et fréquemment sous-traités.

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De récentes avancées ont permis l’avènement de nouvelles options de traitement avec notamment la polychimiothérapie par FOLFIRINOX. Mais ce traitement entraine une majoration des toxicités et est de ce fait réservé aux patients de moins de 75 ans, en bon état général et avec une fonction hépatique normale.

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La constitution d’une cohorte régionale a permis d’observer que plus de 50 % des patients ne peuvent recevoir un traitement par FOLFIRINOX, justifiant la recherche d’une stratégie thérapeutique spécifique pour cette population fragile. Le projet récompensé vise le développement de stratégies thérapeutiques optimisées pour la prise en charge des patients âgés ou fragiles présentant des adénocarcinomes pancréatiques.

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Cette étude régionale est promue par le CHU de Besançon. Elle se déroulera en Franche-Comté, dans l’ensemble des centres prenant en charge des cancers digestifs et disposant d’équipes spécialisées en oncogériatrie.

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Les perspectives

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Ce prix, d’une valeur de 20 000 euros, permet le déploiement de l’étude ancillaire biologique sur tous les sites impliqués en Franche-Comté. Il permettra de prendre en charge le rapatriement des prélèvements sanguins au sein de la plateforme de biomonitoring de Besançon qui assurera leur congélation et stockage jusqu’à la réalisation des analyses biologiques.

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Au-delà, ce projet permet de structurer au sein de l’Institut régional fédératif du cancer (IRFC-FC) une filière multidisciplinaire dans cette pathologie, impliquant oncologues, oncogériatres et diététiciens de Franche-Comté et l’intensification de la recherche clinique sur l’ensemble de la région.

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Crédit photo CNCR

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