L'Association François Aupetit (afa) organise une conférence débat sur la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique le samedi 15 octobre 2005 à Metz.

L’Association François Aupetit (afa) organise une conférence débat sur la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique le samedi 15 octobre 2005 à Metz.

Fondée en avril 1982 par Janine Aupetit, l’AFA consacre son activité au soutien et au développement de la recherche sur la maladie de Crohn (MC) et les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). Son objectif prioritaire est de susciter et financer des programmes de recherche fondamentale, clinique et thérapeutique sélectionnés par son Comité scientifique avec également une préoccupation, celle de permettre aux malades et leur famille un échange d’informations et de services au travers de ses délégations régionales et de ses rubriques d’entraide et de dialogue.

La maladie de Crohn et la recto colite ulcéro-hémorragique sont les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (M.I.C.I) dont la fréquence a doublé en 50 ans, près de 200 000 français en sont atteints. Le service hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Bon Secours à Metz suit en moyenne 200 malades par an qui bénéficieront prochainement d’une prise en charge pluridisciplinaire dans le cadre d’un réseau villehôpital.

Ces maladies invalidantes qui atteignent souvent des adultes de plus en plus jeunes et même des enfants, évoluent par poussées successives entraînant une fièvre, de la fatigue, des diarrhées parfois sanglantes, un amaigrissement et une dénutrition ainsi que des signes plus généraux telle l’atteinte inflammatoire des articulations, de l’oeil ou de la peau. La maladie affecte la qualité de vie des personnes atteintes : scolarité, vie professionnelle et familiale perturbée, grossesses retardées ou annulées.

Le diagnostic évoqué par un examen clinique soigneux et un bilan biologique perturbé, est confirmé par l’imagerie (endoscopie, radiologie) et l’anatomo-pathologie.

Leurs causes, encore inconnues, font intervenir des facteurs génétiques, d’environnement, (le tabac joue un rôle déterminant) et un dysfonctionnement du système immunitaire local, objet de multiples recherches.

Si on ne sait pas encore guérir définitivement ces maladies, on peut calmer les poussées, diminuer les récidives. Les formes plus graves bénéficient d’un médicament vedette particulièrement efficace mais très onéreux (Infliximab : 750 euros la dose, 3 ou 4 doses nécessaires par traitement selon le poids des patients, 6 fois par an).

De multiples nouvelles molécules sont à l’étude et certaines seront très prochainement disponibles pour améliorer la prise en charge de ces malades et réduire le recours à la chirurgie qui cependant s’impose en cas de forme compliquée.

D’après un article du Docteur A.Courrier, Chef de service médecine interne B, Hépato-gastro-entérologie, Hôpital Bon Secours, CHR de Metz

Pour en savoir plus
Association François Aupetit
Hôpital Saint-Antoine, bâtiment Jacques Caroli 9e étage
184, rue du Faubourg Saint-Antoine
75571 Paris cedex 12
Téléphone : 01 43 07 00 49
Télécopie : 01 49 28 31 89
http://afa.asso.fr

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.