Février 2011 : Bébé du double espoir – Palmarès des maisons de retraite – Tensions autour des restructurations

1ère médicale française : naissance du bébé du double espoir Le 7 février 2011, le Pr René Frydman annonce la naissance du « bébé du double espoir » Umut-Talha « notre espoir » en turc est né le 26 janvier 2011 par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI). Enfant sain au groupe tissulaire compatible (HLA), son sang de cordon a été conservé afin d'être greffé ultérieurement à sa sœur aînée atteinte d'une maladie génétique grave et invalidante, la beta-thalassémie. Cette expérimentation avait reçu l’aval de l’agence de biomédecine.

1ère médicale française : naissance du bébé du double espoir

Le 7 février 2011, le Pr René Frydman annonce la naissance du « bébé du double espoir » Umut-Talha « notre espoir » en turc est né le 26 janvier 2011 par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI). Enfant sain au groupe tissulaire compatible (HLA), son sang de cordon a été conservé afin d’être greffé ultérieurement à sa sœur aînée atteinte d’une maladie génétique grave et invalidante, la beta-thalassémie. Cette expérimentation avait reçu l’aval de l’agence de biomédecine.

Tous les médias ont rendu compte de l’événement. Dans leurs articles, les journalistes n’omettaient pas de rappeler qu’au même moment les députés réexaminaient le projet de loi sur la bioéthique.

La prouesse scientifique a également suscité de vives réactions de la part des autorités religieuses qui dénoncent l’instrumentalisation de l’être humain à travers ce « bébé médicament ». Sur fond de polémiques, le Pr René Frydman est revenu sur cette naissance exceptionnelle dans une interview accordée au Monde le 8 février : « Je crois qu’il faudrait sortir des dogmes, et regarder la vie. (…) Nous acceptons simplement le principe selon lequel tout ce qui vient de la nature n’est pas bon. Notre rôle de médecins est d’éviter que le destin génétique s’abatte sans que le couple ait eu le choix. ». Interrogé par Vincent Matalon, le Pr Frydman livrait également son opinion sur le projet de loi « J’espère que la naissance d’Umut-Talha fera avancer les choses. Mais nous ne devons pas laisser un groupe religieux imposer son point de vue dans un pays qui se veut laïc, même si nous devons respecter les convictions de chacun. »

 
Le palmarès des maisons de retraite du Figaro Magazine et du Guide Santé

Aider les personnes âgées et leurs proches à choisir la meilleure maison de retraite. Telle est l’ambition du Figaro Magazine et Guide Santé qui ont publié le palmarès des maisons de retraite le 5 février 2011 : un classement par région des 20 meilleures structures alliant confort de vie et soins de qualité. Pour mener à bien ce Tour de France,  Stéphane Bach et Jean-Pascal Del Bano ont sollicité les 7 416 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)* publics et privés. Les résultats sont en ligne**. Mais les tableaux restent incomplets. En effet, seuls 42% des établissements ont participé à l’enquête, principalement des structures privées ; la Fédération Hospitalière de France ayant recommandé à ses adhérents de ne pas renseigner le questionnaire.

 
* 3 243 dans le secteur public, 2 360 dans le secteur privé associatif et 1 813 dans le secteur privé commercial.
 
**http://www.le-guide-sante.org/palmares/Ehpad2011/
http://www.lefigaro.fr/retraite/2011/01/28/05004-20110128ARTFIG00691-le-palmares-des-maisons-de-retraite.php
 
Tensions autour des restructurations
« Hôpitaux franciliens : fronde contre les restructurations » titre les Echos du 23 février. Laurence Albert rappelle « Qu’Après Trousseau et Tenon, l’hopital Henri-Mondor de Créteil est à son tour en effervescence ». Raison de cette mobilisation : la fermeture du centre de chirurgie cardiaque ; une décision prise par l’ARS d’Ile-de-France le 26 janvier 2011.
L’Humanité du 11 février fait aussi écho aux protestations du personnel et des élus. Les praticiens redoutent un début de déstructuration de l’établissement explique la journaliste Alexandra Chignon. Elle cite Jean-Paul Couetil, chef du service de chirurgie cardiaque pour qui «Fermer la cardiochirurgie, c’est amputer la cardiologie et d’autres activités transversales, comme la réanimation» ; un arrêt arbitraire et autoritaire déplorent les syndicats.
A Caen des manifestants rassemblés au CHU s’opposent aux suppressions de postes « qui pèsent selon eux sur la qualité des soins ».relate l’AFP du 10 février. Après Paris et Marseille, Caen présente le 3ème plus gros déficit cumulé de France en 2009 (67 millions d’euros) précise la dépêche.      
Le projet de reconstruction du CHU sur l’Ile de Nantes divise les élus, Jean-Marc Ayrault maire PS soutient le programme porté par la direction générale et voté à la « quasi-unanimité » par la commission médicale d’établissement alors que l’opposition émet des réserves quant au coût « largement sous-évalué » rapporte Emmanuel Guimard correspondant des Echos à Nantes  dans un article en date du 21 février.
 
Chambre individuelle à 45 euros

A partir du 1er février, l’AP-HP expérimente un tarif journalier de 45 euros pour une chambre particulière dans cinq de ses hôpitaux : au sud à Pitié-Salpétrière, au nord à Bichat, Beaujon et Bretonneau ainsi que dans le 93 à Avicenne. Une disposition largement commentée par les journaux et notamment par Le Parisien du 4 février. Le quotidien rappelle que les chambres à un lit sont déjà payantes dans la plupart des CHU de France « 39  euros à Angers, 47 euros à Bordeaux, 52 euros à Montpellier. »

Et comme rien de ce qui se passe à l’AP-HP ne laisse personne indifférent. La pétition des 500 médecins qui s’opposent à cette initiative a également bénéficié d’une large couverture presse. « Les grands noms des hôpitaux publics parisiens et le député UMP Bernard Debré dénoncent cette séparation en chambres « 1ère classe payante » et « 2ème classe » non payantes. Ils estiment que « le fait de disposer d’une chambre à un lit lorsqu’on est malade paraît de nos jours indissociable de la qualité de vie exigible à l’hôpital » reprend l’AFP du 4 février. Sur le Monde.frles médecins expriment leur crainte d’une dérive vers l’hôpital-hôtel.

 
Marie-Georges Fayn

Nouvelle conférence sur la violence 15 mars à Lyon : inscrivez-vous ! Le meilleur de la télévision pour vos patients Relay H, un réseau très hospitalier

*Le panorama de presse est un ensemble de reproductions d’articles faisant référence à un sujet précis. En l’occurrence, la sélection est faite sur les mots clés santé, médecins, hôpitaux, associations de patients et sur la pertinence des articles. Elle concerne les supports nationaux suivants :
•    Agence : AFP
•    Quotidiens : 20 minutes, La Croix, Les Echos, Le Figaro, L’Humanité, Libération, Le Monde, Le Parisien, La Tribune,
•    Hebdomadaires : Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Point, L’Express, Le Journal du Dimanche, Le Figaro Magazine et Challenges
La reproduction d’articles issus du Panorama de presse est soumise à l’autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC)

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.