Fibromes utérins : un traitement non invasif permet de conserver l’utérus

Alternative à l’hystérectomie, l’embolisation détruit efficacement les fibromes sans mutiler la femme, une technique que le CHU de Lyon souhaite généraliser. Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes (non cancéreuses) qui se développent sur l’utérus et dont la grosseur peut varier de la taille d’une noisette à celle d’un melon. Une femme sur deux serait concernée après 40 ans.

Alternative à l’hystérectomie, l’embolisation détruit efficacement les fibromes, une technique que  le CHU de Lyon souhaite généraliser.
Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes (non cancéreuses) qui se développent sur l’utérus et dont la grosseur peut varier de la taille d’une noisette à celle d’un melon. Une femme sur deux serait concernée après 40 ans.
Très invalidants au quotidien, les fibromes sont peuvent entraîner des saignements menstruels abondants et prolongés, une envie fréquente d’uriner, des douleurs dans le bas-ventre, dans le bas du dos, lors des relations sexuelles.
Si les traitements médicamenteux peuvent stopper certains symptômes, ils réapparaissent dès l’arrêt du traitement. L’ablation de l’utérus(hystérectomie), est le plus souvent proposée.

Une technique à généraliser car non mutilante

Le service de radiologie interventionnelle de l’hôpital Louis Pradel souhaite généraliser un autre traitement : l’embolisation. Elle permet de conserver l’utérus et réduit le délai de convalescence à quelques jours contre plusieurs semaines en cas d’hystérectomie. Il s’agit d’un acte non chirurgical, réalisé sous anesthésie locale, qui ne laisse aucune cicatrice. Le principe de l’embolisation est de priver les fibromes de sang grâce à l’injection de microbilles synthétiques dans les artères de l’utérus.
Asphyxié, le fibrome ne reçoit ni oxygène ni nutriment. Ainsi, le ou les fibromes se nécrosent, se réduisent et les symptômes disparaissent définitivement.

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