FIV – Fécondation in vitro : activité en plein boom au CHRU de Brest

Le CHRU de Brest enregistre une très forte augmentation des tentatives de fécondation in vitro (FIV) passées de 221 en 2015 à 375 en 2016 (+ 69%). Et leur nombre devrait connaître encore une plus forte hausse cette année. En effet, rien que pour le premier trimestre 2017, le centre d’aide à la fertilité a réalisé 246 tentatives de FIV. Explications…
Le CHRU de Brest enregistre une très forte augmentation des tentatives de fécondation in vitro (FIV) passées de 221 en 2015 à 375 en 2016 (+ 69%). Et leur nombre devrait connaître encore une plus forte hausse cette année. En effet, rien que pour le premier trimestre 2017, le centre d’aide à la fertilité a réalisé 246 tentatives de FIV. Explications…

Cette belle progression coïncide avec l’arrivée du Dr Jean-Jacques Chabaud. Gynécologue spécialisé dans l’assistance médicale à la procréation (AMP), il a quitté à l’automne dernier la clinique Pasteur pour rejoindre les locaux flambant neufs du centre d’aide à la fertilité du CHRU de Brest. « Nous avons connu une hausse rapide qui nous permet d’étayer les résultats sur davantage de tentatives. »

"Notre taux de fécondation de 75 % se situe dans la moyenne nationale. Et, dans 30 % des cas, une grossesse est obtenue dès la première tentative, un très bon score", commente le Dr Chabaud. De même, 35 % des femmes qui essaient d’avoir un enfant par FIV peuvent bénéficier d’une congélation d’embryons avec un taux de récupération de plus de 90 %, ce qui augmente les chances de grossesse par tentative. « Nous utilisons la congélation par vitrification, une technique que nous avons mise en œuvre en 2014 », note le Dr Damien Beauvillard, en charge du laboratoire.
Don d’ovocytes en 2018
Le centre d’aide à la fertilité offre plusieurs techniques d’assistance médicale à la procréation : la stimulation ovarienne, l’insémination intra-utérine (IU), la fécondation in vitro (FIV) classique, la fécondation in vitro ISCI, technique consistant à introduire un spermatozoïde par micro-injection dans l’ovocyte et la congélation d’embryons. 
Aux personnes atteintes d’une maladie dont les traitements altèrent la fertilité, l’équipe médicale propose une stratégie de préservation : chez la femme par la congélation d’un ovaire, d’ovocytes ou, selon la situation maritale, d’embryons, chez l’homme par autoconservation de sperme. Enfin, si le don de sperme est agréé depuis 2016 à Brest, le don d’ovocytes pourra être pratiqué à partir de 2018.

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