Hacking Health bisontin : le CHU présente 4 projets prometteurs

Stimuler l'innovation par le croisement de compétences, le foisonnement de projets ! Besançon lance son 1er Hacking Health autour de deux thématiques, "numérique et santé » et "l’autonomie renforcée », du 13 au 15 octobre 2017, à l’hôpital Saint-Jacques. A l’avant-poste du progrès médical, le CHU est naturellement partenaire de ce marathon d’innovation. Plusieurs équipes du CHU et leurs partenaires ont proposé défis dont voici quelques exemples. Tour de pistes des projets qui préfigurent la médecine de demain.
Stimuler l’innovation par le croisement de compétences, le foisonnement de projets ! Besançon lance son 1er Hacking Health autour de deux thématiques, "numérique et santé » et "l’autonomie renforcée », du 13 au 15 octobre 2017, à l’hôpital Saint-Jacques. A l’avant-poste du progrès médical, le CHU est naturellement partenaire de ce marathon d’innovation. Plusieurs équipes du CHU et leurs partenaires ont proposé défis dont voici quelques exemples. Tour de pistes des projets qui préfigurent la médecine de demain.

Radiothérapie avec l’appui de la 3D

Au cours de son traitement de radiothérapie, un patient va devoir être réinstallé à chaque séance – il peut y en avoir jusqu’à 40 ! – dans une position bien spécifique, définie lors d’une première étape dite de simulation. La réinstallation du patient est aujourd’hui effectuée par les manipulateurs à partir de photos réalisées lors de la simulation. Cette méthode montre vite ses limites notamment dans le cas de zones particulièrement mobiles ou déformables (articulations, glande mammaires…) et ce d’autant que l’anatomie du patient peut évoluer au fur et à mesure des séances. Imaginer un système qui projetterait en 3D, directement sur la table de traitement, la silhouette du patient acquise lors de la simulation permettrait un repositionnement plus facile et parfaitement à l’identique : une des conditions essentielles pour un traitement de qualité. Un projet porté par Florent Tochet, physicien en oncologie radiothérapie.

Diabète et diététique

Des progrès significatifs en matière d’insulinothérapie et de nouvelles technologies permettent aujourd’hui à une personne atteinte de diabète de type 1 de manger librement. Encore faut-il qu’elle puisse évaluer la quantité de glucides présente dans chaque prise alimentaire pour être en mesure d ‘adapter sa dose d’insuline rapide. Créer un outil permettant au patient d ‘évaluer de façon simple et rapide les quantités de glucides dans son alimentation et intégrant un calculateur de dose d ‘insuline, c’est le défi qui sera porté par Christine Kavan, diététicienne dans le service de diabétologie au prochain hacking Health !

Gestion prévisionnelle des compétences

La traçabilité des exigences requises pour la maitrise des compétences du personnel est chronophage et peu informatisée. Le projet «CYBeLE»  déposé par le laboratoire de biologie médicale a pour objectif de mettre en place un outil informatique de formation adapté au personnel médical et non médical des établissements de soins. Il s’agirait d’une plateforme
certifiante pour répondre aux exigences réglementaires/normatives (HAS, COFRAC…) ;
intuitive avec une cartographie des cursus métiers et des compétences ;
adaptative via une Intelligence Artificielle qui adapte le contenu à l’apprenant ;
conviviale, intégrant l’utilisation de contenus multimédias, de forums et de serious-games.
L’interconnexion de cette plateforme « Digital Learning » avec les différents logiciels métiers permettra d’automatiser et de simplifier ces étapes.

Cancer et qualité de vie 

L’unité de méthodologie et de qualité de vie en cancérologie (UMQVC), le pôle de cancérologie et le pôle Mère Femme ont mis en place un projet d’évaluation en routine de la qualité de vie des patients atteints de cancer grâce à des questionnaires électroniques remplis via un site web accessible par tablette ou ordinateur (CHES.EORTC). Les patients remplissent les questionnaires juste avant la consultation, les résultats sont instantanément présentés sous forme de graphiques colorés faciles à interpréter et peuvent être utilisés par le médecin pendant la consultation comme un outil complémentaire dans la prise en charge de son patient. Mais les patients peuvent oublier de remplir le questionnaire ou trouver cela complexe. Les médecins qui disposent d’un environnement de travail, avec des logiciels différents en fonction des spécialités et/ou des hôpitaux, peuvent par manque de temps renoncer à accéder au nouvel outil qu’est le CHES.EORTC. Le défi lancé par l’UMQVC : la création d’une interface pour faciliter l’accès à ces questionnaires pour les patients et faciliter l’accès aux résultats pour les médecins en synchronisant les résultats obtenus avec les outils qu’ils utilisent habituellement (Axigate, DIAMM, DCC…).

Le centre d’investigation clinique du CHU (Inserm CIC 1431), particulièrement impliqué dans cette manifestation, s’est déjà engagé à soutenir la finalisation de l’un des projets qui sera désigné parmi les meilleurs.
Besançon est membre du réseau French-Tech dans la thématique « Health Tech »

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