Hélicoptères médicalisés : le Grand Est uni pour des urgences vitales rapides et sécurisées

Le CHU de Reims, le CHRU de Nancy et le GHR Mulhouse Sud-Alsace se sont associés pour renouveler le service de mise à disposition des 3 hélicoptères SAMU. Objectif : améliorer l’accès des patients du Grand Est à une prise en charge d’urgence vitale rapide et sécurisée. Une procédure accompagnée par UniHA et soutenue par l’Agence Régionale de Santé Grand Est.
Le CHU de Reims, le CHRU de Nancy et le GHR Mulhouse Sud-Alsace se sont associés pour renouveler le service de mise à disposition des 3 hélicoptères SAMU. Objectif  : améliorer l’accès des patients du Grand Est à une prise en charge d’urgence vitale rapide et sécurisée. Une procédure accompagnée par UniHA et soutenue par l’Agence Régionale de Santé Grand Est.
La région Grand Est dispose de quatre hélicoptères dont trois à vocation sanitaire exclusive : un hélicoptère disponible H24 basé à Nancy, un hélicoptère H12 basé à Reims, un hélicoptère H24 basé à Mulhouse et un hélicoptère sanitaire non exclusif (sécurité civile) disponible H24, basé à Strasbourg. Sur un même territoire, plusieurs hélicoptères sanitaires sont souvent indispensables : dans le cas d’un afflux de victimes nécessitant plusieurs interventions héliportées simultanées ou encore lorsque l’une des bases hélico SAMU est indisponible. Une procédure opérationnelle standardisée (POS) intégrant les modalités d’engagement et de suppléance permet d’optimiser la prise en charge des patients. Sécurité, rapidité d’intervention et meilleure orientation des patients ont guidé cette première collaboration hospitalière à l’échelon de la nouvelle grande région.
Le lancement de cet appel d’offres groupé a en outre généré des gains financiers (soit 11% par rapport au précédent marché), qui ont permis d’intégrer la présence d’un membre d’équipage supplémentaire, imposée par la réglementation européenne de l’aviation civile depuis le 1er janvier 2016. Désormais, un assistant de vol accompagne l’équipage jusque-là composé d’un pilote, d’un médecin et d’un infirmier. Cette nouvelle réglementation a nécessité le recrutement de 13 assistants de vol ou « crew-member » pour permettre le fonctionnement des 3 Héli SMUR.
Le recours via les régulations SAMU 54, 68, 51 à ce moyen de transport sanitaire rapide pour l’ensemble des établissements hospitaliers de la région est facilité par l’absence de facturation à l’établissement demandeur du transfert.
Chiffres-clés
Société prestataire : Mont-Blanc Hélicoptères
Nombre d’interventions SAMU héliportées en 2015
Pour la Base de Nancy : 637 missions – 489 h de vol
Pour la Base de Mulhouse : 623 missions – 376 h de vol
Pour la Base de Reims : 298 missions – 292 h de vol
Groupe-expert : Stéphanie Geyer, Olivier De Pesquidoux, Dr Bruno Maire, Dr Lionel Nace, Thomas Blumentritt, Dr Hervé Schmitt, Emmanuel Hausherr, Dr Philippe Levy-Chazal

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.