Humanisme et Excellence : les valeurs des CHU

« L’ADN du CHU, c’est le service rendu aux populations en termes de santé publique, c’est son humanisme et son professionnalisme », affirme le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE).

« L’ADN du CHU, c’est le service rendu aux populations en termes de santé publique, c’est son humanisme et son professionnalisme », affirme le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE).

Les 3 missions fondatrices du CHU

– Assurer le meilleur soin dans les meilleures conditions aux patients du territoire, – Former les futurs professionnels de santé,- Placer le patient au cœur de la recherche et conduire l’innovation dans une vision collective de la médecine du futur.

Les valeurs hospitalières

Pour mener à bien ce grand dessein, les professionnels s’appuient sur des valeurs et des qualités propres à l’institution hospitalo-universitaire :

– humanisme, 
– hyper compétence,
– hyper disponibilité,
– transdisciplinarité.
Concrètement le CHU prend en charge les pathologies les plus coûteuses et soigne tous les patients, les personnes en grande précarité au même titre que les autres. Son ADN est le service rendu à la population en termes de santé et de santé publique en favorisant la recherche et l’innovation.
Alors que les nouvelles technologies et la robotique transforment le rapport à la maladie et aux soins, le prochain défi sera de donner une plus grande place au patient dans le système de santé, dans la gouvernance hospitalière.

Depuis 60 ans…

Décembre 1958 voit ainsi la création des centres hospitaliers régionaux et universitaires (CHU), par trois ordonnances successives portées par le Pr Robert Debré, qui définissent leur triple mission de soin, d’enseignement et de recherche. Le CHU devient le pivot de l’organisation sanitaire du pays et incarne les grands principes qui s’y attachent : l’égalité, la neutralité, la permanence, l’adaptabilité, la continuité. 
Le premier à sceller cette union est le CHU de Poitiers le 20 février 1961, le dernier est celui de La Réunion, le 26 avril 2007

_____

Ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 Art. 1er
«  Dans les villes sièges de facultés de médecine, de facultés mixtes de médecine et de pharmacie, ou d’écoles nationales de médecine et de pharmacie, les facultés ou écoles et les centres hospitaliers organisent conjointement l’ensemble de leurs services en centres de soins, d’enseignement et de recherche, conformément aux dispositions de la présente ordonnance. Ces centres prennent le nom de "centres hospitaliers et universitaires ».
Sur le même sujet

CHU DE DEMAIN – Pr Jean-François Delfraissy :«Que veut dire un consentement éclairé en 2019?»

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.