Hypertension : une 1ère nationale au CHRU de Nancy

Une patiente souffrant d'hypertension artérielle résistante a bénéficié de la technique innovante de barostimulation carotidienne au CHU de Nancy, le 11 mai 2015. Il s'agit de la première implantation nationale effectuée dans le cadre de l’essai clinique ESTIM-rHTN.

Une patiente souffrant d’hypertension artérielle résistante a bénéficié de la technique innovante de barostimulation carotidienne au CHU de Nancy, le 11 mai 2015. Il s’agit de la première implantation nationale effectuée dans le cadre de l’essai clinique ESTIM-rHTN.
Promue par le CHRU de Nancy, cette étude est coordonnée par le Pr Patrick Rossignol, néphrologue, professeur de thérapeutique, médecin délégué du CIC-P du CHRU de Nancy*. L’essai clinique vise à tester l’impact médico-économique d’une technique innovante, la barostimulation carotidienne dans le traitement de l’hypertension artérielle résistante. Grâce à un boîtier placé sous la peau et relié à une électrode, un récepteur nerveux situé près de la carotide est stimulé pour mieux réguler la pression artérielle.
La première implantation vient d’être réalisée au CHRU de Nancy par le Dr Elfarra (à droite sur la photo), chirurgien cardiovasculaire, et son équipe. Le dispositif implanté est fabriqué par une société américaine, CVRx. Cette technique innovante pourrait bénéficier aux nombreux patients dont l’hypertension artérielle résiste à au moins trois médicaments antihypertenseurs.
On estime à 15% des hypertendus les patients atteints d’hypertension résistante. Les patients hypertendus résistants sont exposés à des complications cardiaques, cérébrales et rénales. Plus de 150 autres patients participeront à l’étude, dans 13 centres d’excellence en hypertension artérielle de France, dont celui du CHRU de Nancy coordonné par le Pr Faiez Zannad, et qui est le centre spécialisé de référence en Lorraine.

Cet essai est un Programme de Recherches Médico-Economiques sélectionné au niveau national et financé par le Ministère de la Santé. Il est soutenu par le réseau d’excellence national INI-CRCT (Cardiovascular and Renal Clinical Trialists) coordonné par le Pr Patrick Rossignol.
*Inserm 1433 et Université de Lorraine (co-coordinateur de l’essai : Pr Michel Azizi, HEGP, Paris)

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.