Inauguration du centre de recherche sur les maladies cardiovasculaires

4 500m² dédiés à la recherche sur les maladies cardiovasculaire seront inaugurés mardi 8 septembre 2009, à l'Hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris XVème. Structure originale par sa composition, son organisation et son financement, ce centre est composé de deux entités distinctes : l'unité mixte de recherche Inserm/Université Paris Descartes et le laboratoire de Recherches Biochirurgicales – Fondation Carpentier.

4 500m² dédiés à la recherche sur les maladies cardiovasculaire seront inaugurés mardi 8 septembre 2009, à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris XVème. Structure originale par sa composition, son organisation et son financement, ce centre est composé de deux entités distinctes : l’unité mixte de recherche Inserm/Université Paris Descartes et le laboratoire de Recherches Biochirurgicales – Fondation Carpentier.

– le PARCC (Paris-Centre de Recherche Cardiovasculaire) Unité Mixte de Recherche Inserm/ Université Paris Descartes dirigée par Alain Tedgui avec dix équipes dont une équipe AVENIR. Le PARCC a une vocation internationale dans le domaine de la recherche fondamentale et translationnelle sur les maladies cardiovasculaires, à partir d’approches multiples combinant biochimie, biologie cellulaire et moléculaire, imagerie moléculaire, physiologie intégrative, pharmacologie, génétique et épidémiologie.

– le laboratoire de Recherches Biochirurgicales – Fondation Carpentier comprenant cinq équipes dirigées par le Professeur Philippe Menasché. Il accueille des jeunes chercheurs hospitalo-universitaires ou d’autres établissements publics à caractère scientifique ou technologique. Les travaux de recherche portent sur la thérapie cellulaire, les organes artificiels, les transformations tissulaires induites, la neuro-oncologie, la robotique et de nouvelles techniques chirurgicales ou interventionnelles.

L’organisation fonctionnelle du Centre a fait l’objet d’une convention quadripartite originale associant partenaires publics et privés : l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, l’Université Paris Descartes à laquelle est rattachée l’HEGP, l’Inserm et la Fondation Alain Carpentier. L’Inserm assure l’exploitation du bâtiment. Les équipes de recherche utilisent des plateaux techniques communs : plate-forme d’imagerie avec IRM, biologie moléculaire, génomique, bio-expérimentation…

Enfin, le financement de cette opération immobilière a principalement bénéficié de contributions privées : un legs important fait à l’AP-HP par la famille Catti et une participation de la Fondation Alain Carpentier à partir de fonds issus de la recherche. Une contribution complémentaire a été apportée par l’Université Paris Descartes, l’Inserm, la région Ile-de-France et la Ville de Paris. Le coût total de cette réalisation s’élève à 30,5 M€ d’investissement dont 21 M€ assurés par l’AP-HP.

Ce nouveau bâtiment, témoin de l’ancrage hospitalo-universitaire de l’HEGP, portera le nom du Professeur Pierre Lépine, médecin et biologiste français (1901-1989).

La cérémonie se déroulera en présence de Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé et des Sports, Monsieur Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France, Monsieur Jean-Marie Le Guen, Président suppléant du Conseil d’Administration de l’AP-HP, Député de Paris XIIIème, Adjoint au Maire de Paris chargé de la Santé Publique, Monsieur Benoît Leclercq, Directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Monsieur le Professeur Axel Kahn, Président de l’Université Paris Descartes, Monsieur le Professeur André Syrota, Président-directeur général de l’Inserm, Monsieur le Professeur Alain Carpentier, Président fondateur de la Fondation Alain Carpentier, Madame Elisabeth de Larochelambert, Directrice de l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Greffe du foie : une machine pour réanimer les greffons fragiles

Depuis le mois de juillet, ont été réalisées au sein du CHU de Toulouse cinq greffes de foies impliquant des greffons reperfusés et oxygénés. Une avancée importante, rendue possible par l’arrivée d’une machine à perfusion. Si elle est pratiquée dans plusieurs hôpitaux français, cette technique laisse entrevoir, à l’heure où sévit une pénurie d’organes, des progrès majeurs dans le champ de la greffe.

Télémédecine : à la rescousse des marins du monde entier

Elle a beau se trouver à une heure et demie de la Méditerranée, Toulouse est scrutée par les marins du monde entier. La ville rose, plus précisément le centre d’urgence médicale de l’hôpital Purpan, abrite le Centre de consultation médicale maritime français. Chaque jour, ce SAMU des océans vient en aide aux professionnels de la mer aux quatre coins du globe. Immersion dans ce lieu largement méconnu du grand public.

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.