Inauguration du train européen contre le cancer

Mardi 30 mars 2004, Paul Castel, Vice-Président de la Conférence des Directeurs Généraux de CHRU représentera Daniel Moinard, Président à l'inauguration du Train européen contre le Cancer. Cette manifestation se déroulera en présence de Luc Ferry, Ministre de la jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche, du Professeur Pierre Fuentes, Président de la Conférence des Présidents de CME des CHRU et du Professeur Jean Faivre, Président de la Fédération Nationale de Cancérologie des CHRU... L'occasion de rappeler le rôle de premier plan des CHRU en matière de lutte contre le cancer. Lancé sur les rails des 7 cancéropoles françaises et de 4 métropoles européennes par la Société Aventis, le Train européen contre le cancer proposera aux visiteurs une exposition en 5 wagons pour «expliquer, informer et changer notre regard sur le cancer ». Parce que « mieux comprendre le cancer, c'est déjà le combattre », des conférences auxquelles prendront part les responsables et chercheurs hospitalo-universitaires sont prévues à chacun des arrêts de ce convoi scientifique contre le cancer.

Mardi 30 mars 2004, Paul Castel, Vice-Président de la Conférence des Directeurs Généraux de CHRU représentera Daniel Moinard, Président à l’inauguration du Train européen contre le Cancer. Cette manifestation se déroulera en présence de Luc Ferry, Ministre de la jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, du Professeur Pierre Fuentes, Président de la Conférence des Présidents de CME des CHRU et du Professeur Jean Faivre, Président de la Fédération Nationale de Cancérologie des CHRU… L’occasion de rappeler le rôle de premier plan des CHRU en matière de lutte contre le cancer.

Lancé sur les rails des 7 cancéropoles françaises et de 4 métropoles européennes par la Société Aventis, le Train européen contre le cancer proposera aux visiteurs une exposition en 5 wagons pour «expliquer, informer et changer notre regard sur le cancer ». Parce que « mieux comprendre le cancer, c’est déjà le combattre », des conférences auxquelles prendront part les responsables et chercheurs hospitalo-universitaires sont prévues à chacun des arrêts de ce convoi scientifique contre le cancer.

Les Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires et la cancérologie : une expertise de longue date
Plus d’un tiers des patients pris en charge dans les unités de médecine, de chirurgie ou d’obstétrique des centres hospitaliers régionaux et universitaires (CHRU) sont atteints d’un cancer. Les établissements hospitalo-universitaires accueillent 31 % des séjours pour cancer en hospitalisation complète. Les patients consultent les spécialistes d’organes des hôpitaux universitaires pour un symptôme ou pour un examen de dépistage. Ils se rendent dans les services de gastro-entérologie, d’hématologie, de pneumologie, de gynécologie où sont effectués les diagnostics, les premiers bilans et les traitements chirurgicaux des formes débutantes que l’on guérit le mieux.

Dotés des derniers équipements de pointe ( Ablatherm (1) TEP), les CHRU mettent au service des patients des spécialistes dans toutes les disciplines. Leurs équipes sont en mesure de traiter les tumeurs les plus fréquentes ou les plus rares mais aussi les maladies hématologiques (leucémies ou lymphomes) qui nécessitent des chimiothérapies intensives. Les médecins oncologues (chimiothérapeutes, radiothérapeutes) jouent un rôle essentiel dans la définition des stratégies thérapeutiques et la réalisation de ces traitements. Ils interviennent avec les spécialistes d’organes. Après la fin du traitement initial ce sont aussi ces spécialistes médicaux (gastro-entérologues, pneumologues, endocrinologues…) ou chirurgicaux (chirurgiens digestifs, urologues, gynécologues…) qui assureront le suivi et les traitements non cancérologiques que peuvent nécessiter leur état (hormonothérapie, nutrition, rééducation, prothèses…).

Lorsqu’il s’agit du traitement des métastases les équipes de CHRU font appel certes aux oncologues médicaux mais aussi à des spécialistes comme les orthopédistes, les neurochirurgiens, les nutritionnistes, médecins de médecine physique et de rééducation, les médecins en charge de la douleur (CLUD), voire les soins palliatifs pour une prise en charge spécialisée. La fréquence du cancer augmentant avec l’âge, les CHRU et Centres Hospitaliers Généraux seront amenés, du fait de leurs structures gériatriques et de soins de suite, à assurer les soins des personnes âgées dépendantes ne pouvant rentrer à leur domicile. Les hôpitaux universitaires mobilisent leurs équipes médicales et chirurgicales et leurs chercheurs pour que recule le cancer, une des premières causes de mortalité en France.

(1-) L’Ablatherm est une nouvelle alternative aux traitements classiques du cancer de la prostate. Moins invasive, cette thérapeutique par Ultrasons Focalisés de Haute Intensité (UFHI) est très prometteuse. Elle est aussi pour le patient beaucoup plus confortable et améliore sa qualité de vie.

La Fédération Nationale de Cancérologie des CHU
Fondée en 1998, la Fédération nationale de cancérologie des CHU est rattachée à la Fédération Hospitalière de France. Elle coordonne au niveau national l’action de l’ensemble des CHU en matière de cancérologie et les représente auprès des Ministères, des organismes de tutelle et des institutions publiques. Elle a pour mission de promouvoir la cancérologie dans les CHU et de favoriser la diffusion d’informations et le partage d’expériences. Son intervention repose sur les Fédérations de Cancérologie de chaque CHU qui assurent une prise en charge pluridisciplinaire des cancers. Présidée par le Pr Jean Faivre, Président de la Commission Médicale d’Etablissement du CHU de Dijon, la Fédération Nationale de Cancérologie des CHU développe des partenariats avec la Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer, avec la Fédération de Cancérologie des Hôpitaux Généraux et avec la Ligue qui fait de la personne soignée pour cancer un partenaire de soins.

La Fédération joue un rôle déterminant dans la déclinaison du plan cancer
Elle encourage la coopération par la création de centres de coordination en cancérologie, la diffusion des bonnes pratiques et leur application. Elle soutient l’expérimentation du dossier médical communiquant dans les quatre régions pilotes : Basse-Normandie, Pays de Loire, Aquitaine et Réunion. Elle s’implique dans les projets initiés par la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation en santé, à savoir la prise en charge de la douleur, le développement des consultations d’oncogénétique, les soins palliatifs et les soins de support, les réseaux régionaux de cancérologie. Dans le cadre du plan d’investissement, elle émet des propositions en faveur de la modernisation du parc de radiothérapie et du développement de l’imagerie : IRM, scanner, TEP. Enfin, le plan cancer donne l’opportunité aux CHU de développer des programmes de recherche de grande envergure, notamment les tumorothèques. En 2004, un guide de labellisation des pratiques sera diffusé. L’élaboration de ce document poursuit plusieurs objectifs : Etablir les normes de qualité pour une labellisation de la prise en charge globale des patients cancéreux, uniformiser, évaluer et améliorer les pratiques et enfin assurer la globalité et la continuité des soins sur la base de recommandations de bonnes pratiques

Une charte qualité
Compte tenu du rôle de pivot des CHU dans la prise en charge du cancer, et de la garantie qu’ils doivent apporter en matière d’équité et d’accès aux soins, la Fédération de cancérologie a établi une charte qualité qui précise en 10 points les modalités d’information ainsi que les ressources humaines, médicales, chirurgicales et techniques mobilisées autour du patient.

Les CHU s’engagent :

1. Possibilité d’accès rapide à un avis spécialisé dès l’apparition du premier symptôme.

2. Mise à disposition dans les plus brefs délais des technologies de pointe et des professionnels compétents pour la détection des tumeurs.

3. Discussion du dossier par un groupe de spécialistes de divers horizons, médecins, chirurgiens, imageurs, biologistes et cancérologues exerçant la chimiothérapie et la radiothérapie.

4. Entretien personnalisé du patient et des personnes de son choix avec le médecin référent pour annonce des traitements proposés et de leur déroulement, explication du programme de soins remis simultanément, en présence des personnes spécialistes des problèmes sociaux et des aspects psychologiques. Tous ces intervenants resteront à la disposition du patient et de sa famille tout au long du déroulement des traitements.

5. Garantie de l’utilisation des meilleurs traitements disponibles (chirurgie spécialisée, rayons, chimiothérapie, etc) et aussi souvent que possible de traitements innovants, avec participation volontaire du patient à la recherche clinique.

6. Assurance d’information et écoute permanent du patient et des autres personnes de son choix assurée par l’ensemble des professionnels de santé sur les différents examens et traitements, l’évolution de la maladie, l’évolution des connaissances médicales, les difficultés familiales ou professionnelles liées à la maladie, les difficultés de vécu.

7. Demande d’aide possible auprès des services médicaux et infirmiers de l’hôpital, non spécifiquement dédiés à la cancérologie mains intervenant dans des domaines comme la nutrition, la rééducation, la lutte contre la douleur et le stress, le traitement des infections.

8. Liens privilégiés et continus avec le médecin généraliste, régulièrement informé de toutes les étapes de la maladie.

9. Suivi régulier et prolongé avec poursuite des conseils et offres de réinsertion ou de ré-évaluation des capacités professionnelles.

10. Continuité de la formation des futurs spécialistes en lien avec l’Université.

Exemples de projets mis en place au sein des CHU implantés dans les villes universitaires françaises où s’arrête le train cancer

CHRU de Lille
Création du pôle régional de cancérologie
Les cancers du poumon expliqués aux patients

Hospices Civils de Lyon
L’institut d’hématologie et d’oncologie pédiatrique
L’information des patients au sein du service de radiothérapie

Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille
Finalisation du réseau ONCOREP
Pôle de référence en oncologie PACA-OUEST avec l’Institut Paoli-Calmette

CHU de Nantes
Création de l’Institut régional du Cancer Nantes-Atlantique

Assistance Publique – Hôpitaux de Paris
Création d’un centre de radiothérapie à l’Hôpital Avicenne (93) dans le cadre d’un partenariat novateur public-privé

Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
Nouveau test de dépistage précoce du cancer de la vessie

CHU de Toulouse
Réseau pour les jeunes patients atteints de cancer

Pour plus d’information cliquer sur Fédération de cancérologie des CHRU :
https://www.reseau-chu.org/_new/cancero1.htm

Parcours du Train Européen contre le cancer
Paris – Gare de Lyon : mar. 30 – mer. 31 mars – jeu. 1er avril
Lille – Flandres : vend. 2 – sam. 3 – dim. 4 avril
Nantes : lun. 5 – mar. 6 avril
Toulouse – Matabiau : mer. 7 – jeu. 8 – ven. 9 avril
Marseille – St-Charles : mar. 13 – mer. 14 avril
Lyon-Perrache : jeu. 15 – ven. 16 – sam. 17 avril
Paris-Gare St-Lazare : lun. 19 avril – mar. 20 – mer. 21 avril
Strasbourg : lun. 3 – mar. 4 mai

Bruxelles-Midi : sam. 27 – dim. 28 – lun. 29 mars
Francfort : jeu. 22 – ven. 23 avril
Munich : sam. 24 – dim 25 avril
Hambourg : lun. 26 – mar. 27 avril

Pour tout renseignement complémentaire : www.traincontrelecancer.com.

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