IRM 3T au CHU de Nancy : encore plus performante et précise

L'Imagerie par Résonance Magnétique ou IRM est une méthode d'imagerie médicale totalement inoffensive, non invasive et d'une grande précision. Le CHU de Nancy s'est doté en juin 2008 d'une IRM 3T (la France compte 15 appareils de ce type), un outil plus performant dans la recherche de tumeurs et qui permet de mieux comprendre l'évolution de la maladie. Explications sur cette technique émergente qui représente une avancée considérable pour les patients et les équipes médicales.

L’Imagerie par Résonance Magnétique ou IRM est une méthode d’imagerie médicale totalement inoffensive, non invasive et d’une grande précision. Le CHU de Nancy s’est doté en juin 2008 d’une IRM 3T (la France compte 15 appareils de ce type), un outil plus performant dans la recherche de tumeurs et qui permet de mieux comprendre l’évolution de la maladie. Explications sur cette technique émergente qui représente une avancée considérable pour les patients et les équipes médicales.

IRM 3T : T comme Tesla, l’unité de mesure de la puissance du champ magnétique produit par l’aimant, au coeur du fonctionnement de l’appareil. C’est l’augmentation de ce champ magnétique (de 1,5 à 3 Tesla) qui améliore le diagnostic en optimisant la caractérisation des tissus. L’IRM 3T c’est davantage de contraste entre les différents éléments anatomiques. « Plus d’informations sont donc disponibles pour aider le médecin à déterminer si une masse est normale ou anormale, et à dire, s’il s’agit d’une tumeur bénigne ou maligne », précise le Dr Valérie Laurent, praticien hospitalier au Département de radiologie du CHU de Nancy. « Cette meilleure visibilité optimise le diagnostic final du médecin et conduit à une solution thérapeutique plus adaptée. »

Des applications visées par l’IRM 3T
L’exploration des structures ostéo-articulaires, du pelvis, ou encore des zones abdominales pour lesquelles les mouvements dus à la respiration et aux battements cardiaques perturbent l’enregistrement et la lisibilité des images. L’exploration se fait en 3 dimensions avec des coupes très fines de l’ordre du millimètre. La visualisation des images en temps réel par le médecin lui permet de réajuster par exemple l’étendue des zones à explorer. La durée d’un examen reste équivalente à celle d’une IRM classique, de 15 et 30 minutes. « Le bruit de l’IRM et la sensation d’enfermement dans le tunnel, peuvent générer de l’angoisse chez le patient », signale le Dr Laurent « c’est pourquoi un lien permanent est maintenu avec lui par le manipulateur d’électroradiologie avant et tout au long de l’examen. En cas d’urgence une sonnette est à la disposition du patient qui peut même écouter de la musique pour se détendre. »

L’augmentation du champ magnétique de l’IRM 3T induit par ailleurs un renforcement des normes de sécurité : « Les objets métalliques présents à proximité du puissant aimant pourraient devenir des projectiles potentiellement dangereux pour le patient et les soignants », avertit le Dr Valérie Laurent. C’est pourquoi le matériel – et notamment le lit sur lequel est amené le patient – est amagnétique. Les objets type pièce de monnaie, carte magnétique, clé, piercing, téléphone portable sont proscrits.

60 % des activités de l’IRM 3T sont réservés aux activités cliniques réparties dans des vacations assurées par la radiologie pédiatrique, la radiologie adultes, l’Imagerie Guilloz et le service de Médecine Nucléaire du CHU. Elle est également ouverte au Centre Alexis Vautrin.

Les autres 40% sont dédiés à la recherche. Objectif : améliorer la performance de l’appareil en visant notamment une disparition des artefacts : les parasites visuels qui nuisent à la lisibilité d’une image. Des travaux sont réalisés soit sur des volontaires sains soit sur des « fantômes » : objets inanimés spécifiquement conçus pour de tels essais. La mise en place de cette partie recherche a été rendue possible grâce au co-financement du projet par le pôle Imagerie du CHU de Nancy et par d’autres organismes publics.

« A terme, cette machine permettra de développer également l’IRM fonctionnelle (études du mode de fonctionnement d’une structure) en vue de lancer de nouvelles recherches sur les zones d’activités du cerveau » annonce le Dr Laurent « Un projet très attendu qui nous permettrait par exemple, de mieux comprendre l’apparition et l’évolution de pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. » De nouvelles activités qui seront développées par l’équipe de neuroradiologie du CHU.

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