Journée mondiale contre la douleur : un meilleur contrôle des patients

A l'occasion de la Journée mondiale contre la douleur, lundi 17 octobre 2016, le Centre d'Évaluation et de traitement contre la douleur (CETD) du CHU de Nîmes présente deux nouveaux dispositifs d'analgésie contrôlée par le patient (PCA) avec la clé un rétablissement plus rapide des patients et une réduction des risques dus au mésusage des dérivés de l'opium.
A l’occasion de la Journée mondiale contre la douleur, lundi 17 octobre 2016, le Centre d’Évaluation et de traitement contre la douleur (CETD) du CHU de Nîmes présente deux nouveaux dispositifs d’analgésie contrôlée par le patient (PCA) avec la clé un rétablissement plus rapide des patients et une réduction des risques dus au mésusage des dérivés de l’opium.
"e nouveaux modes d’administration des opioïdes forts en péri-opératoire ouvrent des perspectives à la fois dans l’accélération du rétablissement post-opératoire des patients opérés pour des chirurgies lourdes, tout en leur garantissant une bonne trajectoire douloureuse, et dans la prise en charge de patients opérés de gestes chirurgicaux de plus en plus complexes en ambulatoire, explique le Dr Joël L’Hermite, président du Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du CHU. L’autre avantage probable de ces nouveaux dispositifs sera de lutter contre certaines dérives de mésusages à domicile des opioïdes forts, véritable fléau outre-Atlantique (USA, Canada) où le nombre décès par overdose médicamenteuse dépasse celui des accidents de la route ! " 
Au sein du CHU, un dispositif sublingual d’Analgésie contrôlée par le patient (PCA) est proposé en période postopératoire, évitant ainsi la nécessité d’une perfusion. Un PCA oral de morphine buvable permet, par ailleurs, une délivrance sécurisée par reconnaissance des empreintes digitales du patient avec programmation informatique du nombre de doses par 24 h, chacune étant espacée par une période d’interdiction.
Parallèlement au déploiement de dispositifs impliquant les patients, le CETD mène un travail de sensibilisation des équipes.
 "La mission principale des CLUD est de combler progressivement l’insuffisance de formation initiale "douleur" des professionnels au sein de leurs institutions, de façon à ce que celle-ci réponde au droit fondamental des patients en termes de prise en charge de leur douleur : prévention, évaluation et traitement. Le niveau de formation initiale des professionnels de santé reste insuffisant en 2016. Même si le CLUD joue un rôle essentiel, il ne peut être seul à mener la politique douleur nécessaire pour atteindre un niveau de savoir-faire homogène entre les différents établissements de santé", souligne le Dr Joël L’Hermite. 

Ne plus sous-traiter la douleur
"Le poids social de la douleur est considérable, de même que le poids économique. Pour la seule douleur chronique, il représente un budget égal à celui des maladies cardiovasculaires et des maladies psychiatriques", relève le Pr Viel, chef du Centre d’’évaluation et de lutte contre la douleur (CETD) du CHU de Nîmes.
Depuis plus de 20 ans, les pouvoirs publics ont pris la mesure du problème du sous-traitement de la douleur dans les établissements de santé en France. Après trois Plans douleur, des Comités de lutte contre la douleur (CLUD) se sont mis en place et sont même devenus obligatoires depuis la loi de santé Hôpital, patients, santé et territoires (HPST).

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