Journée mondiale des hépatites virales : Aides mène une enquête flash

Dans le cadre de la journée mondiale des hépatites virales mardi 19 mai, l'Association AIDES, réalisera, en lien avec le CHU de Bordeaux, une enquête flash au sein de plusieurs bâtiments du groupe hospitalier Sud à l'hôpital Haut-Lévêque. Objectif : évaluer la proportion de soignants, malades et visiteurs ayant déjà effectué un dépistage des hépatites B et C. Si besoin, une documentation indiquant l'adresse du centre de dépistage anonyme et gratuit leur sera remise.

Dans le cadre de la journée mondiale des hépatites virales mardi 19 mai, l’Association AIDES, réalisera, en lien avec le CHU de Bordeaux, une enquête flash au sein de plusieurs bâtiments du groupe hospitalier Sud à l’hôpital Haut-Lévêque. Objectif : évaluer la proportion de soignants, malades et visiteurs ayant déjà effectué un dépistage des hépatites B et C. Si besoin, une documentation indiquant l’adresse du centre de dépistage anonyme et gratuit leur sera remise.

« Mieux connaître et détecter les hépatites virales » thème central de la journée mondiale du 19 mai
L’infection par le virus de l’hépatite B se distingue par son caractère sexuellement transmissible ainsi que par la transmission de la mère à l’enfant, plus souvent responsable d’infections chroniques. Un vaccin efficace et bien toléré est disponible. Les traitements, lorsqu’ils sont nécessaires, doivent être entrepris pendant de très longues années.
L’infection par le virus hépatite C est essentiellement transmise par les contacts sanguins, liés aux injections de drogue le plus souvent, ou aux soins voire aux actes ou accidents non liés aux soins mais s’accompagnant potentiellement de contamination sanguine. Les personnes les plus touchés actuellement en France sont les usagers de drogue par voie veineuse. Il n’existe pas de vaccin. Le traitement est souvent mal toléré mais il permet d’obtenir une guérison définitive dans plus de la moitié des cas avec une durée de traitement de 6 à 12 mois. De nombreux nouveaux médicaments sont en cours d’évaluation notamment au CHU de Bordeaux.

plan national de lutte contre les hépatites virales B et C – 2009-2012
En France, environ 500 000 personnes sont atteintes d’une hépatite B ou C et environ 4 000 personnes meurent chaque année des suites de celles-ci. Malgré leur fréquence au sein de la population française, les hépatites restent méconnues de celle-ci tant en ce qui concerne leurs modalités de transmission que leur prévention et traitement, qui ont fait d’importants progrès.

La lutte contre les hépatites virales B et C repose depuis 1999 sur des plans nationaux.

Le nouveau plan national de lutte contre les hépatites virales B et C 2009-2012 s’inscrit dans la continuité des mesures prises en 2005 en direction des professionnels de santé pour sensibiliser à la vaccination des personnes les plus exposées à l’hépatite B, pour introduire le parcours coordonné de soins de l’hépatite C avec une incitation au diagnostic plus précoce et afin de renforcer le dispositif de prévention et de prise en charge des usagers de drogues.

(Source : dossier de presse « lancement du plan national de lutte contre les hépatites virales B et C 2009-2012 » du Ministère de la Santé et des Sports)

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.