Journée mondiale des soins palliatifs : information et débat

La journée du 6 octobre consacrée aux soins palliatifs à travers les âges, des enfants aux personnes âgées a reçu un large écho dans les CHU. Désireux de promouvoir l'humanisme de cet accompagnement et de soutenir les professionnels et bénévoles impliqués auprès des patients en fin de vie, les CHU ont organisé conférences, débats et tenues de stands.

La journée du 6 octobre consacrée aux soins palliatifs à travers les âges, des enfants aux personnes âgées a reçu un large écho dans les CHU. Désireux de promouvoir l’humanisme de cet accompagnement et de soutenir les professionnels et bénévoles impliqués auprès des patients en fin de vie, les CHU ont organisé conférences, débats et tenues de stands.

A Limoges, Bernard Roehrich, directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation du Limousin et Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Limoges, organisaient un point presse le samedi 6 octobre 2007 en présence du Dr Gérard Terrier, chef de service « Accompagnement et soins palliatifs au CHU de Limoges », et du docteur Josiane CATY, médecin conseil de la MSA du Limousin.

Les intervenants ont traité de l’importance de la pluridisciplinarité dans ce domaine, de la prise en charge de la douleur, du soutien des familles et des soignants, de la formation qualifiante des professionnels et de la contractualisation ARH-Ministère. Le protocole d’inclusion des patients en soins palliatifs en région Limousin a été présenté ainsi que l’organisation
régionale des soins palliatifs.

A Poitiers, l’équipe mobile départementale de soins palliatifs du CHU et l’association JALMALV (Jusqu’à la Mort Accompagner la Vie) convient le public à une soirée-débat le lundi 22 octobre, à 20h30, dans l’amphithéâtre du lycée Saint Jacques de Compostelle, à Poitiers. L’équipe mobile départementale de soins palliatifs et l’association JALMALV expliqueront leurs missions, les différentes structures de soins palliatifs et la place laissée aux bénévoles.
Les orateurs rappeleront également les grandes orientations
de la Loi Léonetti relative au droit des malades et à la fin de vie (n° 205-370 du 22 avril 2005).

A Strasbourg, l’équipe Mobile de Soins Palliatifs du CHU a répondu aux questions du public et des agents hospitaliers, le 5 octobre. Le même jour, le Collège Infirmier en Soins Palliatifs de la Région Alsace a invité les professionnels de santé et les bénévoles à une conférence – débat sur la loi du 22 avril 2005 dite « Loi Léonetti » au Centre Paul Strauss à 20h00.

Les soins palliatifs
Chacun est concerné par la fin de vie. Celle-ci devrait être aussi paisible, digne et confortable que possible. Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale. Leurs objectifs sont de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

Les soins palliatifs et l’accompagnement sont interdisciplinaires. Ils s’adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche.
Les soins palliatifs et l’accompagnement considèrent le malade comme un être vivant et la mort comme un processus naturel. Ceux qui les dispensent cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables. Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s’efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s’emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués.

Les soins palliatifs doivent être accessibles à tous, quel que soit l’âge, la situation géographique, la pathologie et le mode de vie.

Par leur approche globale de la personne à la fois physique, psychologique, sociale et spirituelle, les soins palliatifs se distinguent d’une médecine de plus en plus spécialisée, où l’organe malade cristallise l’attention.

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