La chirurgie thoracique fête son premier anniversaire

La Picardie, première région concernée par le cancer du poumon, dispose depuis novembre 2007 d'un service de chirurgie thoracique de qualité et de proximité au CHU d'Amiens.

La Picardie, première région concernée par le cancer du poumon, dispose depuis novembre 2007 d’un service de chirurgie thoracique de qualité et de proximité au CHU d’Amiens.

A l’origine de la création de ce service : la volonté de traiter sur place les patients qui devaient subir une intervention. Près de 1 000 personnes par an se rendaient parfois jusqu’en Ile de France pour se faire opérer ! Le besoin existait donc, il fallait créer une réponse. Mais le nombre de chirurgiens thoraciques est limité à une centaine en France. Un recrutement difficile mais heureusement, le Dr Pascal Berna, chef de clinique et assistant des hôpitaux en chirurgie thoracique a été séduit par les perspectives de développement offertes par le CHU et a accepté d’organiser l’unité de chirurgie thoracique au sein du Pôle Cardio-vasculaire et thoracique.

L’activité de chirurgie thoracique est essentiellement programmée en lien avec d’autres médecins spécialistes. Le protocole se décide en réunion multidisciplinaire. En cas d’opération, un kinésithérapeute est sollicité pour des exercices respiratoires avant et après l’intervention. Les fumeurs devront arrêter la cigarette !

Les urgences plus rares sont motivées par des hémorragies intra-thoraciques souvent dues à des traumatismes balistiques.

Les patients du Dr Berna sont en général des hommes de 45 à 80 ans souffrant d’un cancer du poumon lié au tabac ou à l’amiante. Depuis novembre 2007, 230 personnes ont été prises en charge, originaires du service de pneumologie du CHU mais aussi d’Abbeville, Saint-Quentin, Péronne, Beauvais, Compiègne ou du Pas-de-Calais. Fin 2008, la barre des 250 patients devrait être franchie. Pour répondre à la demande croissante, le CHU a recruté un second praticien à plein temps, au mois de mai 2008, le Dr Géoni Merlusca, comme chef de clinique et assistant des hôpitaux.

Le dynamique service de chirurgie thoracique du CHU d’Amiens espère être reconnu par la Haute Autorité de Santé comme centre référent de chirurgie thoracique. Pour cela il doit satisfaire aux critères de qualité et de sécurité : faire un nombre minimum d’interventions par an (30 interventions pour cancer pour être accrédité) et disposer d’une réanimation chirurgicale 24h/24. A terme le CHU d’Amiens sera le seul établissement référent de la région pour le cancer du poumon. Le rayonnement du service passe aussi par les bonnes relations entre confrères et les chirurgiens thoraciques amiénois iront présenter leur activité aux médecins de Beauvais et de Compiègne. Une convention a déjà été signée avec le Centre Hospitalier d’Abbeville.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.