La Conférence des doyens de médecine salue plusieurs mesures du plan d’urgence pour l’hôpital public

Dans un communiqué, publié vendredi 21 novembre, la Conférence nationale des doyens de médecine "prend acte" des efforts annoncés par le gouvernement pour redonner au CHU les moyens nécessaires à la réalisation de ses actions de soins de recours, de recherche, d’innovation et de formation.
Dans un communiqué, publié vendredi 21 novembre, la Conférence nationale des doyens de médecine "prend acte" des efforts annoncés par le gouvernement pour redonner au CHU les moyens nécessaires à la réalisation de ses actions de soins de recours, de recherche, d’innovation et de formation.
"Rendre au CHU son rôle spécifique est une étape indispensable de tout plan d’urgence pour l’hôpital public". Cette condition posée, la Conférence des doyens de médecine annonce qu’elle agira "à la mesure de la confiance que lui a témoignée Agnès Buzyn, ministre de la Santé", pour renforcer, dans les établissements de santé, les missions universitaires. 
La conférence salue l’augmentation des financements des missions universitaires du CHU par une revalorisation des MERRI (Missions d’Enseignement, de Recherche, de Référence et d’Innovation) annoncée par le Premier Ministre et la ministre de la Santé et réitère sa volonté que le pilotage de ces missions universitaires du CHU soit confié aux doyens et aux présidents de CME.
La Conférence nationales des doyens souhaite ainsi, avec la communauté hospitalière, contribuer à améliorer l’attractivité, la gouvernance et l’organisation de l’hôpital: "Ensemble, notamment avec les commissions médicales des établissements et leurs présidents, nous nous engageons à redonner aux CHU et aux hôpitaux leur force et leur rayonnement"
Les doyens de médecine rappelle néanmoins l’importance des transformations encore nécessaires en matière d’organisation et de management du système de santé et plaident "pour une politique volontariste, participative et déconcentrée, ainsi que pour la poursuite des efforts budgétaires pour sauver l’Hôpital public".
La Conférence nationale des doyens entend rester attentive à ce que l’engagement politique et l’effort financier se concrétisent rapidement. "Seul un pacte de confiance affirmé redonnera un sens et une motivation nouvelle aux personnels de santé dont le souhait principal est de prendre soin de leurs patients et des populations, dans les meilleures conditions, avec générosité et équité", conclut le communiqué.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.