La Fédération de biologie

Créée en 1997, la fédération de biologie regroupe les 11 laboratoires du CHU. Organe de coordination, la fédération mène différentes actions pour favoriser le développement de la biologie médicale au sein du CHU, rationaliser l'offre biologique et optimiser les relations de partenariat avec l'ensemble des autres services.

« Les laboratoires sont indispensables aux services cliniques et réciproquement.
Un établissement comme le CHU de Reims ne peut se passer d’un secteur de biologie fort et innovant, tant pour l’aide au diagnostic, l’amélioration du suivi du patient que pour le développement de la recherche clinique.» Pr Gillery coordinateur de la Fédération depuis juillet 2000.

Les priorités de la Fédération

Le fonctionnement de la Fédération de Biologie prouve qu’il est possible de travailler ensemble dans un esprit de partenariat et de complémentarité, tout en préservant une totale indépendance de fonctionnement, à laquelle chaque service reste légitimement attaché.

Les domaines d’intervention de la Fédération portent sur : l’harmonisation du fonctionnement des laboratoires et leur restructuration, la préparation du projet médical d’établissement, l’accréditation, l’optimisation de la prise en charge des urgences biologiques, l’amélioration des conditions de prescription et de rendu des résultats, la rationalisation des compétences, la constitution de réseaux régionaux et d’un réseau inter-régional permettant de répartir les examens de plus en plus spécialisés entre les différents laboratoires.

Ces thèmes ont été étudiés dans le cadre de groupes transversaux inter-laboratoires.

Les travaux ont débouché sur des actions concrètes d’amélioration : application du Guide de Bonne Exécution des Analyses de laboratoires (GBEA), création du Guide des analyses de laboratoire*, réorganisation du ramassage des examens désormais effectué toutes les
heures entre 7 et 18heures, élaboration et diffusion de fiches de sécurité (rédaction de protocoles pour la maintenance et l’utilisation des sorbonnes, pour la décontamination des effluents de laboratoires, tests dans des laboratoires pilotes), appels d’offres communs pour
l’approvisionnement en réactifs?

La fiche de non-conformité optimise la qualité des prélèvements

Le groupe de travail avait pour mission d’étudier la maîtrise de la conformité des échantillons biologiques dont dépend, pour beaucoup, la qualité des analyses et la traçabilité des examens non exécutés sur décision des laboratoires. Or la détection d’une anomalie sur un échantillon entraîne une série de désagréments, parfois lourds et pénibles notamment pour le patient, comme celui de réitérer le prélèvement.
Une fiche de non-conformité a été mise en place afin de conserver la mémoire de l’incident et de la transmettre à l’unité de soins. Tous les dysfonctionnements pouvant être à l’origine d’un refus ou d’une impossibilité d’analyse ont été recensés : prélèvement erroné, absence d’identité sur l’échantillon, tube défectueux ou cassé pendant l’acheminement ou au cours d’une manipulation au laboratoire. En tant que partenaires privilégiés, les cadres infirmiers des services cliniques ont été informés de la démarche. Ils connaissent désormais l’ensemble du
dispositif.

Aujourd’hui les incidents sont inscrits sur la fiche composée d’une partie administrative et d’une partie descriptive de l’incident.

Une fois validée par un biologiste, cette fiche est transmise au service. Dernièrement ce procédé a mis en évidence l’existence d’un lot de tubes défectueux.

En effet, en une journée, plusieurs échantillons provenant d’un même service s’étaient révélés non conformes. L’enquête a permis de déterminer l’origine des incidents et, 48 heures après la détection de la première anomalie, l’ensemble des tubes étaient remplacés et la régularisation effectuée auprès du fournisseur, preuves à l’appui.

Utilisée depuis 1999, la fiche de non-conformité révèle un taux d’incidents de 0,1% des échantillons traités sur l’ensemble des laboratoires – ce qui est très faible. Le groupe projette de sensibiliser les médecins prescripteurs à l’analyse des fiches de non-conformité.

Les laboratoires du CHU utilisent environ 250 produits différents : réactifs, solvants, fixateurs? présentant tous un plus ou moins grand degré de toxicité. Un programme de formation-action qui débouche sur la réalisation de fiches produits a été développé auprès des personnels des laboratoires afin qu’ils puissent mieux appréhender les risques et surtout d’en éviter la banalisation.

*Silab est un logiciel simple à utiliser qui répertorie les différentes options de recherche par laboratoire et par référence d’examen à l’aide de mots clés. Le logiciel indique le laboratoire concerné, la technique, les conditions de prélèvement, les tubes à utiliser ainsi que la cotation de l’examen. Silab fait gagner un temps considérable. Il permet d’éviter les erreurs et d’être sûr de disposer d’une information constamment remise à jour.

Les 11 laboratoires du CHU

Anatomie et cytologie pathologiques
Bactériologie/ Hygiène
Biochimie
Biologie pédiatrique
Génétique et biologie de la reproduction – CECOS
Hématologie
Immunologie
Parasitologie – Mycologie
Pharmacologie – Toxicologie
Physio-pathologie respiratoire
Virologie

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