La peau comme un tableau

L'épiderme comme dénominateur commun. Trois plasticiennes exposent la surface des corps dans un lieu tout entier consacré aux soins. Jusqu'au 4 janvier 2016, "Epidermic" entre en conversation avec l'univers hospitalier, celui du CHU de Rouen tout entier dédié aux sciences et à la médecine -"disciplines tout aussi créatives que l'art" selon les trois invitées : Dominique De Beir, Catherine Larré et Frédérique Lucien. Pas si éloignés des salles de soins, leurs travaux expérimentent des variations photographiques et picturales autour du "moi-peau". Cette enveloppe qui dit tant sur son contenu.

L’épiderme comme dénominateur commun. Trois plasticiennes exposent la surface des corps dans un lieu tout entier consacré aux soins. Jusqu’au 4 janvier 2016, "Epidermic" entre en conversation avec l’univers hospitalier, celui du CHU de Rouen tout entier dédié aux sciences et à la médecine -"disciplines tout aussi créatives que l’art" selon les trois invitées : Dominique De Beir, Catherine Larré et Frédérique Lucien. Pas si éloignés des salles de soins, leurs travaux expérimentent des variations photographiques et picturales autour du "moi-peau". Cette enveloppe qui dit tant sur son contenu.

Contemplant la galerie de fragments de derme, le patient, le soignant et le visiteurs sont conviés à une réflexion sur les frontières de soi, sans cesse élargies. Fins observateurs des aspérités d’une protection qu’on voudrait lisse, ils montrent les plis et les replis, les cicatrices et les kystes,  invitant à contempler l’inscription des maux du dedans sur l’écorce charnelle. Des signes qui disent tout haut ce qu’il n’est plus possible de contenir, de dissimuler. La relation au toucher devient essentielle. Sur les cimaises, le corps, la main ont pris le pas sur l’œil impuissant à voir et à lire.  

L’épiderme à rebrousse-poil par trois plasticiens : Dominique De Beir, Catherine Larré et Frédérique Lucien

Les feuilles de Dominique De Beir ont été trempées dans de la cire puis piquées avec un bistouri. Elles sont présentées sur des tables en acier donnant à l’ensemble un caractère clinique et pourtant extrêmement épidermique.

Catherine Larré crée des images fictives, en alternant rétroprojections, superpositions, mises en scène. En intégrant des matières minérales et végétales dans les tissus cellulaires elle transforme en images l’infigurable de la maladie.

Cous, pieds, mains… Frédérique Lucien dessine au fusain des parties du corps fragmenté, à partir de photographies de proches. Tel un pseudo scientifique d’entomologie, elle reprend des éléments séparés qu’elle confronte et associe.

Epidermic se tient simultanément en deux lieux : l’espace culturel du CHU-Hôpitaux de Rouen – Porte 10, hôpital Charles Nicolle, du lundi au vendredi – 9h – 17h et au Muséum d’histoire naturelle de Rouen, du mardi au dimanche – 14h -17h30

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