La personne âgée, une priorité

L'amélioration de la prise en charge des personnes âgées figure parmi les priorités du CHU de Saint-Etienne. « L'évolution de notre système de santé face au vieillissement ne peut se faire que par étape et repose en grande partie sur les qualités professionnelles de nos équipes soignantes » rappelle le Pr Régis Gonthier, chef du service de gérontologie clinique à l'hôpital la Charité. Quatre exemples illustrent la manière dont le CHU remplit ses missions de coordination, de recherche, d'animation du réseau ville-hôpital et d'amélioration des soins dispensés à nos aînés.

L’amélioration de la prise en charge des personnes âgées figure parmi les priorités du CHU de Saint-Etienne. « L’évolution de notre système de santé face au vieillissement ne peut se faire que par étape et repose en grande partie sur les qualités professionnelles de nos équipes soignantes » rappelle le Pr Régis Gonthier, chef du service de gérontologie clinique à l’hôpital la Charité. Quatre exemples illustrent la manière dont le CHU remplit ses missions de coordination, de recherche, d’animation du réseau ville-hôpital et d’amélioration des soins dispensés à nos aînés.

Une cellule régionale d’observation de la démence, dans le cadre du centre mémoire ressource recherche, assure la coordination des acteurs du diagnostic de la maladie d’Alzheimer et de ses traitements. A son actif des enquêtes visant à dresser un état des lieux régional des consultations mémoire dispensées dans le public ou dans le privé, des hôpitaux et des accueils de jour spécialisés dans les troubles cognitifs. La cellule contribue également à la réalisation d’un registre des patients suivis. A partir de cette base de données, des projets d’évaluation, de recherche et d’amélioration des soins communs aux trois CHU (Lyon, Grenoble et Saint-Etienne) seront élaborés.

Recherche sur le vieillissement du cerveau. Sous la direction du Dr Jean-Claude Barthémy, une étude sur les systèmes de régulation du rythme cardiaque a été menée sur plusieurs années auprès de 1 011participants volontaires stéphanois âgés de 65 ans. Les premiers résultats -à confirmer par des analyses complémentaires- font apparaître des liens entre vieillissement physiologique du système nerveux central et facteurs de risque vasculaire. Autre corrélation : les modifications hormonales importantes ajoutées à la diminution marquée de la pratique d’activités sportives fragilisent les os. L’ostéoporose n’est pas, comme on pourrait le croire, l’apanage des femmes. Quant à la présence d’apnées du sommeil, elle est plus fréquente que prévue et peut être associée à un début d’athérosclérose artériosclérose du cerveau. Complétée par une évaluation des capacités de mémoire, l’étude montre que la plainte de perte de mémoire est plus fréquente chez les personnes anxieuses ou dépressives. Autre enseignement : les femmes se souviennent mieux des mots que des lieux ou des images.

Le réseau gérontologique AMADIS est décrit par le Dr Chantal Ferron. A travers un exemple concret, le praticien explique le souci de l’équipe de préserver le bien-être et favoriser le retour à domicile des personnes âgées. L’évaluation gériatrique tient compte de la pathologie mais aussi des traitements curatifs existants, du confort et de l’entourage des patients Le fonctionnement en réseau permet un décloisonnement des pratiques et de l’hôpital par rapport au fonctionnement antérieur et surtout une approche globale de la personne, de sa famille et enfin un partage et un suivi des informations.

Une enquête de satisfaction des usagers dans les services de soins de longue durée du pôle de gériatrie, lancée auprès des familles et des résidents, a permis de dégager les points forts et les axes d’amélioration. Parmi les atouts, on retiendra des conditions d’hébergement globalement satisfaisantes, notamment la propreté des locaux. La qualité des soins est plébiscitée par 95 % des familles et par 87 % des résidents. Ces derniers apprécient le travail et la disponibilité des infirmiers, des aides-soignants et des assistantes sociales. Parmi les marges de progrès figurent l’information donnée aux familles sur la prise en charge de leur parent, sur les associations, la difficulté pour les résidents de distinguer les fonctions du personnel, l’exiguïté des chambres, la promotion et l’adaptation insuffisantes des animations aux personnes âgées et enfin la variété des repas.

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