La recherche hospitalo-universitaire évaluée : Nancy en phase expérimentale

Le CHU de Nancy fait partie des 4 établissements hospitalo-universitaires avec Lille, Toulouse et Versailles, que l’AERES (Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) a choisis pour expérimenter un dispositif d’évaluation nationale de la recherche clinique menée par les établissements hospitaliers.

Le CHU de Nancy fait partie des 4 établissements hospitalo-universitaires avec Lille, Toulouse et Versailles, que l’AERES (Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) a choisis pour expérimenter un dispositif d’évaluation nationale de la recherche clinique menée par les établissements hospitaliers.

Coordonnée par le Pr Pierre-Yves Marie, vice-président recherche du directoire* du CHU de Nancy, la visite des experts de l’agence issus du sérail hospitalo-universitaire français, a eu lieu les 21 et 22 octobre 2013. Les représentants des 13 pôles et des 3 Centres d’Investigation Clinique mixtes CHU / Inserm / Université de Lorraine, ont présenté tour à tour leurs bilans et projets de recherche respectifs, avant de répondre aux questions des experts.

A l’échelle institutionnelle, le CHU de Nancy est engagé dans un projet recherche 2014 – 2018 avec pour orientation prioritaire le « Vieillissement normal et pathologique : prédiction, mécanisme et conséquences sur la santé de la population ». Le vieillissement pathologique des organes et des tissus, c’est-à-dire anormalement rapide, commence quasiment dès la naissance et porte en lui les germes des maladies se déclarant plus tard, généralement à partir de 65 ou 70 ans. Il s’agit de mettre en lumière ses mécanismes et d’œuvrer pour améliorer à terme les conditions de vie.
Le site hospitalo-universitaire lorrain dispose à la fois de laboratoires de recherche expérimentale et d’unités de recherche clinique qui travaillent déjà sur ces questions de prévention, en particulier dans les domaines cardio-vasculaire (insuffisance cardiaque, hypertension) et ostéoarticulaire (arthrose), les maladies environnementales ou nutritionnelles comme le diabète, mais aussi en cancérologie ou en neurologie.
Lors de la visite de l’AERES, les points forts de l’établissement lorrain ont été soulignés. Nancy est le 9e des CHU de France (hors hôpitaux de Paris) par ses publications en 2012 avec plus 950 études en cours et près de 7 000 patients et volontaires sains inclus, des domaines d’excellence s’appuyant sur une importante recherche translationnelle et une bonne insertion dans les réseaux internationaux, des indicateurs SIGAP et SIGREC en progression, une recherche historiquement très développée (1er CIC ouvert en 1995), des chercheurs déployés au sein du CHU. Sans oublier des liens étroits avec l’Université de Lorraine et les Établissements publics à caractère scientifique et technologique (CNRS, Inra, Inria, Inserm), renforcés par la signature d’une convention pour faire du territoire lorrain un site de recherche scientifique d’excellence au plan international. Une politique commune coordonnée par le Comité de Coordination et d’Orientation Scientifique Lorrain (CCOSL) constitué des six établissements membres.
A l’issue de la visite, un rapport sera rédigé par le Comité de l’AERES. Un temps de restitution permettra de déterminer dans quelle mesure cette procédure d’évaluation pourrait être généralisée au niveau national.
Pr Pierre-Yves Marie est également chef du pôle des Structures de Soutien à la Recherche au CHU de Nancy

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