Laboratoire à réponse rapide : les résultats d’analyse en temps record

Poussé par les exigences de qualité et par l’évolution constante des technologies, le pôle de biologie de l'hôtel-Dieu a transformé son plateau technique un laboratoire à réponse rapide (L2R) capable d'une prouesse : délivrer des résultats moins d’une heure après réception de l’échantillon !

Poussé par les exigences de qualité et par l’évolution constante des technologies, le pôle de biologie de l’hôtel-Dieu a transformé son plateau technique un laboratoire à réponse rapide (L2R) capable d’une prouesse : délivrer des résultats moins d’une heure après réception de l’échantillon !
Sa plate-forme automatisée réduit le délai de rendu des résultats d’examens en biologie médicale (moins d’une heure à terme), diminue les coûts de fonctionnement des analyses de routines et d’urgences, regroupe de nombreuses analyses sur des équipements communs, optimise la qualité et la traçabilité de l’échantillon ainsi que la prise en charge du patient (avec notamment la diminution du nombre de tubes prélevés) et régule le flux de demandes d’examens.
Au 1er étage du plateau technique de l’hôtel-Dieu arrivent chaque jour quelque 6 000 tubes en provenance de tous les établissements de l’hôpital (sauf l’hôpital Nord Laennec qui possède son propre labo). L’identification des tubes, l’enregistrement des examens et la préparation des échantillons sont désormais effectués par le L2R, grâce à l’aide de deux robots baptisés Belem et Nautilus.
« L’automatisation protège le personnel de l’exposition au sang et sécurise les échantillons », explique Catherine Larrose, biologiste responsable. Les tubes sont munis d’un code-barre qui permet à la machine de les identifier pour les diriger vers le laboratoire concerné ou centrifuger ceux qui doivent l’être. Les analyses courantes sont effectuées sur la même plate-forme, d’autres sont adressées aux laboratoires spécifiques voulus. Les résultats sont ainsi disponibles très rapidement et 24h/24, grâce à une équipe de nuit de trois personnes à même de répondre à tout moment aux demandes urgentes.
Les travaux de rénovation des locaux ont duré huit mois, pour un coût total de 1,6 M€ (dont 1 M€ pour les robots).

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.