L’avenir des CHU : Missions de base et nouveaux défis

Assises Hospitalo-Universitaires 15 et 16 octobre 2001 - Montpellier

Malgré un bilan d’activité globalement positif portant sur plus de quarante ans d’exercice, les responsables des Centres Hospitaliers Universitaires rencontrent de plus en plus de difficultés à faire bénéficier la population des techniques et molécules innovantes. Réunis en Assises à Montpellier, les Directeurs Généraux de Centres Hospitaliers Universitaires, les Présidents de Commission Médicale et les Doyens de Facultés de Médecine souhaitent attirer l’attention du public sur le scénario « peau de chagrin » que risquent de connaître les CHU à court terme.

Les thématiques abordées durant ces journées :

L’équilibre entre les activités de proximité et de recours

Au quotidien, plusieurs phénomènes réduisent à néant les marges de man?uvre : la limitation des ressources, l’évolution démographique des professionnels, l’accumulation accélérée des normalisations et surtout la pression des soins de proximité (urgences, accueil des personnes âgées?) auquel vient s’ajouter la force déstructurante du budget global. D’autre part, le cloisonnement institutionnel entre les systèmes public et privé et la médecine libérale rend plus difficile les optimisations indispensables du parcours du malade.

La recherche

Les responsables hospitalo-universitaires souhaitent développer davantage les organisations transversales dans le domaine de la recherche et des activités innovantes, intégrer avec les CHU tous les acteurs de la recherche fondamentale : INSERM, CNRS, Facultés, Universités et Instituts et du monde industriel ; dans bien des cas, c’est une politique inter-régionale et donc inter-CHU qui assurera, au sein de l’Europe de demain la recherche et le développement des innovations, s’appuyant sur l’évaluation comme élément essentiel d’émulation.
Après la réussite des programmes de recherche clinique, les décideurs hospitalo-universitaires demandent la création d’une Agence de Financement de la recherche en Santé permettant aux CHU de s’inscrire en toute autonomie dans le cadre d’une politique nationale de recherche hospitalière avec des financements de longue durée.

Quant à l’enseignement, des propositions seront émises pour sa pérennisation notamment au travers d’une structure organisationnelle en réseau pouvant dépasser le cadre régional. Cette approche particulièrement indispensable pour le 3ème cycle doit se concrétiser par l’association de praticiens hospitaliers au corps des professeurs des universités ou des maîtres de conférence.

Impulser une transformation interne des établissements.
Les décideurs hospitaliers désirent prendre le risque de l’autonomie afin d’élaborer une démarche stratégique adaptée à leur situation. Ils souhaitent sortir du financement actuel des structures pour déboucher sur le financement des activités, opposable aux deux secteurs d’hospitalisation.

Ils suggèrent également de mieux définir les métiers de la santé, de redonner toute sa place au médecin généraliste et d’organiser des formations afin de croiser les cultures médicales, gestionnaires et soignantes.

Enfin, une nouvelle ère des relations et de la formation s’ouvre. En réponse aux aspirations des malades, les CHU et les Facultés de Médecine ont à relever le défi d’une politique de santé publique plus globale, d’une relation basée sur le dialogue et l’émergence d’une nouvelle citoyenneté.
De nombreuses propositions seront mises en débat.

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