Le CHU de Martinique conforte sa prise en charge de l\’AVC

C\'est une coopération entre le CHUM et La Société Française de Neuroradiologie (SFNR) dans le traitement de l’AVC ischémique qui a rendu cela possible.

En août 2018, une convention a été signée entre le CHUM, représenté par son Directeur Général, M. Benjamin Garel, et le président de la SFNR, M. René Anxionnat. 
Cette convention a pour but de faire venir par intermittence des neuroradiologues interventionnels de l’hexagone pour soutenir l’équipe locale. Le premier objectif est d’assurer la permanence d’accès à la thrombectomie mécanique pour une population de 750 000 d’habitants (Martinique et Guadeloupe) et près de 2 millions de touristes, souvent âgés. La particularité du CHUM étant l’insularité et l’éloignement de l’hexagone (7000 km) qui empêchent toute suppléance par un centre voisin.
Le second objectif de ce projet est de permettre, par cette continuité des soins, une formation sur place de neuroradiologues interventionnels grâce à l’augmentation d’activité induite qui permettra d’atteindre les seuils d’éligibilité afin que le CHUM devienne un centre formateur agréé.
Selon le Dr Jérôme Berge, neuroradiologue du CHU de Bordeaux et représentant de la SFNR, « Le CHU de Martinique a tous les équipements nécessaires et l’expertise médicale pour traiter cette pathologie. Mais pour faire face à un besoin médical devenu indispensable, il faut un minimum de 3 opérateurs en permanence. Mon séjour actuel au CHUM, me permet aussi de découvrir certaines pathologies locales et des organisations différentes) ».
Le traitement par radiologie interventionnelle de l’AVC a révolutionné le pronostic de l’AVC ischémique et constitue une avancée thérapeutique majeure. L’efficacité de ce traitement a été prouvée en décembre 2014.
Dès septembre 2015, le service de radiologie du CHU de Martinique (CHUM) avec le Professeur Mehdi MEJDOUBI comme opérateur, ont démarré cette activité, appelée Thrombectomie Mécanique (TM). En août 2017, a commencé la prise en charge des patients de Guadeloupe adressés en urgence par hélicoptère. Cette prise en charge multi-disciplinaire, qui nécessite un haut degré de qualification, reposait sur un seul Neuroradiologue Interventionnel (NRi) ce qui entravait la permanence des soins sur toute une année.
Une vingtaine de TM ont été réalisées en 2017 et une quarantaine en 2018. Or le besoin clinique est évalué à 100-150 thrombectomies/an dans les Antilles Françaises (il y a environ 1200 AVC ischémiques /an dans ces territoires, qui ne sont pas tous éligibles à ce traitement).
Suite à un séminaire organisé en mars 2018 en Martinique par le Professeur MEJDOUBI, avec des représentants de la Société Française de Neuroradiologie (SFNR) et de la Société Française de neurologie vasculaire (SFNV), une réflexion avait été menée pour accroître les ressources humaines médicales indispensables sur place à cette prise en charge.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures prêt, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.