Reims signe une convention pour la recherche avec un GHT et un CLCC

Le CHU de Reims, le Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Jean Godinot, et le Centre Hospitalier de Troyes, support de Groupement hospitalier de territoire (GHT) signeront le vendredi 28 septembre une convention d’association. Ce partenariat renforce les collaborations dans trois domaines, les activités de recours, de recherche et d’enseignement.

Le CHU de Reims, le Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Jean Godinot, et le Centre Hospitalier de Troyes, support de Groupement hospitalier de territoire  (GHT) signeront le vendredi 28 septembre une convention d’association. Ce partenariat renforce les collaborations dans trois domaines, les activités de recours, de recherche et d’enseignement.
Le Centre Hospitalier Universitaire de Reims et le Centre Hospitalier de Troyes sont respectivement les établissements supports du Groupement Hospitalier Universitaire de Champagne et du Groupement Hospitalier de Territoire de l’Aube et du Sézannais. Selon les textes, chaque groupement hospitalier de territoire peut conclure une convention d’association avec le CHU de son ressort territorial en vue de renforcer l’accès aux activités de recours, de recherche et d’enseignement. Et en tant que CLCC, l’Institut Jean Godinot a la possibilité d’être partenaire associé à ces conventions.
C’est dans ce cadre que les directions et les communautés médicales des trois établissements ont élaboré une convention d’association. Selon Dominique De Wilde, Directrice Générale du CHU, ce travail porté conjointement par les trois établissements est le signe « d’une volonté commune des établissements publics rémois et du centre hospitalier de Troyes de renforcer leurs collaboration, en particulier sur des activités de recours territorial ».

Une stratégie de coopération solide et pérenne

La convention prévoit de structurer les relations entre le CHU, l’Institut Jean Godinot et les établissements du GHT de l’Aube et du Sézannais en matière de soins de référence et de recours, d’enseignement médical, de recherche, d’innovation et de gestion de la démographie médicale.
Ces échanges accrus renouvellent profondément les liens entre la Marne et l’Aube, comme l’indique Philippe Blua, Directeur du Centre Hospitalier de Troyes: « Cette convention concrétise la volonté des trois partenaires de mettre en commun leurs forces pour apporter une réponse collective aux besoins de santé du territoire, tant pour améliorer l’offre de soins à la population que pour développer une recherche et une offre de formation d’excellence. »
La convention définit cinq priorités stratégiques :
1. Améliorer la réponse aux besoins de santé de la population en renforçant l’attractivité médicale et en facilitant le partage de temps médicaux.
2. Accroître la capacité de réponse aux avis spécialisés ou prises en charge de recours en favorisant et fluidifiant les orientations vers le CHU de patients atteints de pathologies non prises en charge sur le territoire de l’Aube et du Sézannais.
3. Renforcer le positionnement du CHU en tant qu’acteur de référence en matière de soins.
4. Renforcer les liens en matière d’enseignement supérieur médical et favoriser l’installation d’internes en médecine dans ses établissements.
5. Faciliter l’accès à la recherche et l’inclusion des patients de l’Aube et du Sézannais dans des projets de recherche portés par le CHU.
Ces priorités sont déclinées en actions concrètes, parmi lesquelles la facilitation de l’adressage de patients vers le CHU et l’Institut Jean Godinot ; le renforcement des contacts entre les professionnels de santé ; le développement des activités de recherche menées par le CHU, l’Institut de Jean Godinot et le GHT de l’Aube et du Sézannais ; l’envoi d’internes en médecine de Reims au centre hospitalier de Troyes.

Des actions concrètes visibles au quotidien

Avant même sa signature officielle, la convention d’association et les projets qu’elle contient est déjà en cours de mise en oeuvre.
Des actions concrètes sont ainsi déjà visibles dans les établissements de santé de l’Aube et du Sézannais, à l’image des téléconsultations de suivi post-greffe rénales, en place depuis mars 2018 au CH de Troyes. Grâce à ce projet, les patients du bassin aubois ayant bénéficié d’une greffe rénale peuvent accéder à une consultation à distance avec un néphrologue du CHU de Reims. « Il s’agit d’un double bénéfice, tant pour les patients, en leur évitant des déplacements parfois pénibles, que pour les médecins qui peuvent optimiser leur temps médical » se félicite le Professeur Philippe Rieu, chef du service de néphrologie du CHU de Reims.
En matière de cancérologie, la coopération est désormais ancienne au plan clinique pour la prise en charge des cancers de la thyroïde par le biais d’une consultation avancée au centre hospitalier de Troyes d’un praticien de l’Institut Jean Godinot.
L’échange et le partage des compétences a également permis la formation par l’Institut Jean Godinot d’un endocrinologue au centre hospitalier de Troyes pour le cancer de la thyroïde et d’un oncologue médical, celui-ci en fonction depuis deux ans.
Aujourd’hui la coopération sur l’enseignement en cancérologie va se structurer pour la formation universitaire et post-universitaire dans trois disciplines, l’oncologie médicale, la médecine nucléaire et la radiothérapie. Concrètement cela se traduira par l’accueil d’internes et la création de postes d’assistants partagés. « Ces coopérations permettront la mise en place d’une dynamique d’attractivité en proposant plusieurs lieux d’exercices aux jeunes médecins et favorisera l’harmonisation des pratiques médicales dans une logique de cancérologie de territoire », précise le Pr. Yacine Merrouche, Directeur Général de l’Institut Jean Godinot et responsable de l’enseignement en cancérologie sur le territoire Champagne-Ardenne.
En matière de démographie médicale, le phénomène de diminution du nombre de médecins affecte directement le territoire de Champagne-Ardenne rendant nécessaires des actions fortes entre les trois établissements. En lien avec la Faculté de Médecine et son Doyen, le Professeur Bach-Nga Pham, cette coopération permettra aux établissements de partager les orientations de leurs politiques de recrutement et de travailler sur des principes communs, en vue d’améliorer leur attractivité et de soutenir activement certaines spécialités médico-chirurgicales souffrant d’un manque de praticiens.

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