Le CHU, modèle d’un nouvel hôpital public à la fois civil et militaire

La communauté médicale du Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Brest soutient le rapprochement du CHU avec l'Hôpital d'Instruction des Armées dans les domaines des soins, de l'enseignement et de la recherche.

La communauté médicale du Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Brest soutient le rapprochement du CHU avec l’Hôpital d’Instruction des Armées dans les domaines des soins, de l’enseignement et de la recherche.

Prenant en compte la mission duale des hôpitaux du Service de Santé des Armées que sont le soutien aux forces et le service public, la communauté médicale du CHU de Brest, soucieuse d’efficicence, fait le choix d’un partenariat renforcé dans le respect des missions spécifiques des deux institutions, sans remise en cause des activités développées par les praticiens des deux établissements.

Les praticiens du CHU s’associent résolument au processus engagé par les responsables des pôles et des services des deux établissements sous la conduite du Médecin Général de l’Hôpital d’Instruction des Armées, du Doyen de la Faculté de médecine et du Président de la CME du CHU.

Cette coopération à grande échelle poursuit un seul objectif ambitieux : construire à Brest le modèle d’un nouvel hôpital public civil et militaire qui soit le pôle hospitalo-universitaire de Bretagne Occidentale, référence et recours des autre établissements de la région, dans le cadre d’un réseau de territoire.

Afin d’accroître leur performance globale, les deux établissements choisissent, dans la concertation, la complémentarité ou bien le développement en commun de certaines activités. Les spécialités seront réparties de façon équilibrée entre les deux centres.

Les consultations pluridisciplinaires -douleur, mémoire, soins palliatifs…et les urgences feront l’objet d’une collaboration notamment pour les filières douleur thoracique, AVC .

Dans le souci de maintenir la continuité du service public par exemple en cas de crises sanitaires, l’orientation des patients et la mobilité des soignants seront planifiées d’un commun accord. Ce rapprochement institutionnel aura aussi une traduction en matière de qualité et de sécurité des soins avec une standardisation des pratiques soignantes et des supports informatiques.

L’enseignement donnera lieu à l’élaboration d’un projet pédagogique partagé. La politique de recherche bénéficiera aussi de cette double dynamique avec la possibilité de répondre en commun aux appels d’offres, la participation des praticiens des deux institutions à toutes les instances de recherche et l’orientation vers des thématiques d’intérêt pour la communauté de défense.

Dorénavant les deux établissements se retrouvent solidaires des missions santé publique et de « Sécurité Nationale » tant au profit de la population générale que dans le Soutien des Forces en Opérations Extérieures. Pour servir cette grande ambition, l’organisation interne des établissements va évoluer avec la constitution de binômes « chefs de pôle-chefs de service HIA » qui superviseront le projet médical. Des rencontres sur des thèmes transversaux de recherche, d’enseignement, de qualité et de gestion des risques… seront programmées. L’ensemble des travaux servira à la rédaction d’un projet global initial à l’attention des tutelles.

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