Le Limousin affirme son engagement dans la lutte contre le cancer.

Lundi 2 avril 2007, les partenaires de la Région Limousin ont signé leur adhésion au GIP Cancéropôle Grand Sud-Ouest. Une dynamique régionale de recherche sur le cancer également confirmée par l'activité du Comité d'Orientation de la Recherche sur le Cancer (CORC) en limousin.

Lundi 2 avril 2007, les partenaires de la Région Limousin ont signé leur adhésion au GIP Cancéropôle Grand Sud-Ouest. Une dynamique régionale de recherche sur le cancer également confirmée par l’activité du Comité d’Orientation de la Recherche sur le Cancer (CORC) en limousin.

A la suite de la publication du Plan Cancer en 2003, 7 cancéropôles avaient été créés sur le territoire national, dont le Cancéropôle Grand Sud-Ouest qui réunissait 4 régions : Aquitaine / Languedoc Roussillon / Limousin et Midi Pyrénées.

Le CHU et l’Université de Limoges ainsi que le Conseil Régional du Limousin ont été parties prenantes dès le démarrage du Cancéropôle Grand Sud-Ouest en 2003. Le cancéropôle GSO doit à présent être érigé en groupement d’intérêt public (GIP) pour mieux répondre à ses missions en se dotant en particulier d’instances de gouvernance et de gestion appropriées (assemblée générale, conseil d’administration, conseil scientifique).

La cérémonie de signature d’adhésion s’est déroulée à l’Université de Limoges en présence de Jacques Fontanille, Président de l’Université, de Jean-Paul Denanot, Président du Conseil Régional, et de Philippe Vigouroux, Directeur général du CHU, en présence d’Evelyne Crémer, Secrétaire générale du Cancéropôle Grand sud-Ouest.

Le Limousin s’est particulièrement investi dans la recherche sur le cancer. C’est ainsi que 3 équipes du CHU de Limoges ont été retenues, en qualité d’investigateurs principaux ou associés, dans les projets de recherche suivants :
– ciblage thérapeutique dans les hémopathies malignes (coordonnateur : Jean Feuillard) ;
– caractérisation et évaluation des marqueurs tumoraux génétiques et cinétiques impliqués dans la réponse au traitement des cancers colo-rectaux (associés : Pierre Marquet et Nicole Tubiana-Mathieu) ;
– reconstitution de l’historique de l’exposition aux pesticides utilisables dans les études épidémiologiques sur le cancer (associé : Michel Druet-Cabanac).

En outre, pour prolonger dans la région la dynamique de recherche sur le cancer, le Conseil Régional, l’Université, le CHU et l’ARH du Limousin ont souhaité déterminer ensemble une politique cohérente de développement de la recherche fondamentale et/ou translationnelle sur le cancer et éviter ainsi le saupoudrage des financements.

Une structure de concertation et de soutien à la recherche sur le cancer en Limousin a donc été créée, à l’initiative particulière du président de la Commission Médicale d’Etablissement du CHU de Limoges, le Pr Bernard Descottes : le Comité d’Orientation de la Recherche sur le Cancer (CORC) en Limousin. Une instance à caractère stratégique ainsi qu’un conseil scientifique ont été constitués en octobre 2005 associant les financeurs (Conseil Régional, ARH et Ligue contre le cancer), ainsi que les organismes de gestion de la recherche (Université / CHU).

Depuis sa création le CORC a permis le financement de 3 projets régionaux en 2006 à hauteur de 370 000 euros :
– Projet du Professeur Jean Feuillard, «Régulations génétiques et transcriptionnelles de la transformation lymphocytaire B»,
– Projet du Professeur François Labrousse, «Plates formes d’oncologie moléculaire»,
– Projet du Docteur Muriel Mathonnet, «Rôle des récepteurs de prolifération, différenciation et mort cellulaire dans les cancers du sujet âgé».

L’effet « cancéropôle » sur le développement de la recherche sur le cancer en Limousin :
– compétences et apports originaux du Limousin en complémentarité des autres régions,
– décloisonnement entre équipes de chercheurs, entre les thématiques de recherche, entre la recherche fondamentale et la recherche clinique…
– prise de conscience par les acteurs de la recherche de la nécessité de concentrer les efforts et de constituer les synergies sur quelques thèmes préférentiels, de permettre une lisibilité de la stratégie de recherche, de promouvoir l’excellence, de mutualiser les moyens et les plates-formes de recherche.

Cette initiative limousine a apporté une plus grande cohérence à la politique de recherche en structurant et mutualisant les moyens et en concentrant les financements sur des axes de recherche essentiels.

Cet exemple d’organisation, exposé aux autres membres du Cancéropôle Grand Sud-Ouest, a incité d’autres CHU à se doter d’une structure identique.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.