Le meilleur traitement n’est pas forcément le plus lourd

Pour prévenir les complications des malformations artérioveineuses cérébrales non rompues, préférer un traitement médical simple au traitement interventionnel de référence, telle est la conclusion d’un essai clinique conduit sur 223 patients répartis sur 9 pays et suivis en moyenne pendant 33 mois. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication récente dans la prestigieuse revue The Lancet. La semaine du cerveau du 10 au 16 mars offre aux chercheurs l'occasion idéale pour partager ces résultats avec le public.

Pour prévenir les complications des malformations artérioveineuses cérébrales non rompues, préférer un traitement médical simple au traitement interventionnel de référence, telle est la conclusion d’un essai clinique conduit sur 223 patients répartis sur 9 pays et suivis en moyenne pendant 33 mois. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication récente dans la prestigieuse revue The Lancet.  La semaine du cerveau du 10 au 16 mars offre aux chercheurs l’occasion idéale pour partager ces résultats avec le public.

Intitulée ARUBA, cette étude internationale multicentrique a montré que l’intervention préventive (neurochirurgie, embolisation par voie endovasculaire ou radiothérapie seule ou en association) présentait trois fois plus de risque d’accident vasculaire cérébral et de décès qu’un traitement médical seul. L’idée de comparer un traitement médical simple au traitement interventionnel de référence est une première sur cette pathologie.

L’étude a été entreprise et coordonnée dans cinq pays européens par le Pr Christian Stapf (service de Neurologie, hôpital Lariboisière) en collaboration avec le Pr Eric Vicaut (URC Saint-Louis Lariboisière Fernand Widal) et le Pr Emmanuel Houdart (service de Neuroradiologie, hôpital Lariboisière)*

Dans un article intitulé « Essai clinique, une chance pour les patients ? », le Monde Science & médecine du 4 décembre 2013 fait référence à cette étude et rappelle les réticences qu’elle a suscitées au sein du milieu médical  « au risque de privilégier des traitements lourds dont le bénéfice n’est pas établi pour les malades, mais qui sont plus lucratifs pour les médecins ou l’hôpital. ».  Or les résultats étaient si probants qu’après trois ans, « il a fallu interrompre l’essai pour des raisons éthiques», explique le Pr Christian Stapf.

* Coordonnée en Europe par le DHU NeuroVasc – Sorbonne Paris Cité et le CERVCO à l’hôpital Lariboisière et l’URC Saint-Louis Lariboisière Fernand Widal

Article paru dans The Lancet http://ghparis10.aphp.fr/wp-content/blogs.dir/43/files/2013/12/The-Lancet-ARUBA_19nov13.pdf

Source : communiqué de la mission communication scientifique, Direction de la recherche – Hôpitaux Universitaires Saint-Louis, Lariboisière, Fernand-Widal, Saint-Louis – http://recherche-ghparis10.aphp.fr
Véronique DUBERNARD, PhD – veronique.dubernard@sls.aphp.fr –  Tél: 01 42 38 51 40

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