Le pôle odontologie regroupé sur la Timone

Les 70 000 patients traités chaque année pour des soins dentaires seront heureux d'apprendre qu'ils seront désormais accueillis au sein d'un seul et même pôle d'odontologie, dans un bâtiment de 4 000 m², entièrement rénové du groupe hospitalier de la Timone. Au cœur du campus, les 250 étudiants de 4e, 5e et 6e année qui dispensent les soins sous la surveillance de 70 praticiens hospitaliers vont bénéficier d’équipements de dernière génération, installés un environnement fonctionnel, propice à la dispensiation de soins de haute qualité. Une prise en charge spécifique est prévue pour les enfants handicapés.

Les 70 000 patients traités chaque année pour des soins dentaires seront heureux d’apprendre qu’ils seront désormais accueillis au sein d’un seul et même pôle d’odontologie, dans un bâtiment de 4 000 m², entièrement rénové du groupe hospitalier de la Timone.  Au cœur du campus, 250 étudiants de 4e, 5e et 6e année dispenseront les soins sous la surveillance de 70 praticiens hospitaliers. Une prise en charge spécifique est prévue pour les enfants handicapés.
Jusqu’à présent, les services d’odontologie – soins dentaires – de l’AP-HM étaient répartis sur trois lieux : hôpital Nord et centre Gaston Berger pour l’odontologie classique, hôpital de la Timone pour les soins spécifiques. 
Techniques d’implantologie et de radiologie de pointe, informatisation totale des salles de soins, nouveaux fauteuils, laboratoire de prothèse assistée par ordinateur, etc. La création de cette unité représente une incomparable avancée pédagogique pour l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille. Elle va faciliter le quotidien des étudiants et des praticiens, et améliorer la prise en charge des patients.
Qualité des soins pour tous les patients
L’AP-HM assure des soins de qualité à tous les types de patients. D’abord les personnes démunies, car la dentisterie est une spécialité souvent onéreuse, mal remboursée par la sécurité sociale. Ensuite, les patients alités ou handicapés qui ne peuvent se faire soigner ailleurs qu’à l’hôpital. Le coût du soin est important, notamment pour les pathologies lourdes. Enfin, il y a les personnes qui viennent, parfois de loin, pour les équipements de pointe, notamment en implantologie : « ils savent que les soins seront réalisés dans des conditions excellentes et à un tarif accessible », résume le Pr Dejou. 42% des patients en implantologie viennent d’un autre département que les Bouchesdu- Rhône.
Soigner les enfants handicapés
Au rez-de-chaussée du bâtiment central de la Timone, le Dr Corinne Tardieu dirige la consultation d’odontologie pédiatrique qui accueille les patients handicapés. 1 200 séances sont pratiquées chaque année. Une séance chez le dentiste est rarement une partie de plaisir. Mais chez un enfant difficile, non coopérant ou déficient mental, elle peut vite tourner au cauchemar. « Avant d’accepter d’ouvrir la bouche, un enfant autiste devra parfois venir 3 ou 4 fois. Même s’ils ne sont pas douloureux, les soins sont vécus comme anxiogènes », analyse le Dr Corinne Tardieu, qui dirige la consultation d’odontologie pédiatrique à la Timone où chaque année près de 1 000 personnes handicapées – adultes et enfants – sont soignées. « Nos patients ont les mêmes problèmes que tout le monde, mais leurs pathologies sont plus sévères et se développent plus vite, notamment par manque de prévention ».
L’équipe du Dr Tardieu est formée à un travail comportemental pour gérer la phobie du soin, les réactions imprédictibles des enfants avec l’aide des accompagnants. « On s’adapte à chaque cas : une fois sur trois, on utilise la sédation consciente (MEOPA*) pour réduire l’anxiété de l’enfant ». Les patients sur fauteuil ou sur brancard peuvent être soignés grâce à un plateau mobile offert par le Blé de l’Espérance, qui permet aussi au praticien de se déplacer dans les services de chirurgie pédiatrique.
Corinne Tardieu est également présidente du réseau régional Handident, basé à la Timone, chargé d’orienter les personnes handicapées vers un praticien de ville ou, pour les cas les plus lourds, vers l’hôpital. *Meopa : Mélange équimolaire d’oxygène et protoxyde d’azote, ou « sédation consciente »
Le pavillon d’odontologie en chiffres
250 étudiants dispensant les soins dentaires sous la surveillance de 70 praticiens hospitaliers
43 soignants et administratifs
5 prothésistes
92 fauteuils
2 salles d’intervention
70 000 passages par an
50 000 actes par an

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.