Le Pr Eric Viel nommé Pr «douleur»

A Nîmes, l’activité « douleur » représente plus de 9 000 consultations et 3 600 actes d’antalgie interventionnelle par an. 40 à 50 patients viennent consulter chaque jour les spécialistes du centre d’évaluation et traitement de la douleur qui dispose d’un hôpital de jour de 4 lits pour les malades souffrant de douleur chronique. Une recrudescence qui explique la nomination d’un Professeur des Universités associé : le Pr Eric Viel*, anesthésiste-réanimateur.

A Nîmes, l’activité « douleur » représente plus de 9 000 consultations et 3 600 actes d’antalgie interventionnelle par an. 40 à 50 patients viennent consulter chaque jour les spécialistes du centre d’évaluation et traitement de la douleur qui dispose d’un hôpital de jour de 4 lits pour les malades souffrant de douleur chronique. Une recrudescence qui explique la nomination d’un Professeur des Universités associé : le Pr Eric Viel*, anesthésiste-réanimateur. A la tête du pôle clinique Anesthésie-Réanimation-Douleur-Urgences, il assure depuis octobre 2012, la coordination de l’enseignement de la douleur à la faculté de médecine Montpellier-Nîmesqui comprend un Diplôme d’Etude Spécialisée Complémentaire douleur (DESC), un Diplôme universitaire douleur (DU). Nîmes dispense l’enseignement initial et son centre d’évaluation et traitement de la douleur  accueille les stagiaires.
 En France seuls 10 professeurs des universités-praticiens hospitaliers exercent dans  la spécialité "Evaluation et traitement de la douleur" et un seul pour le grand sud**.
La prise en charge de la douleur est un droit pour tous les patients et un devoir pour tous les soignants (comme le précise le code de la santé publique, (articles L.1110-5 et L.1112-4). Le CHU de Nîmes en a donc fait du traitement de la douleur une priorité institutionnelle. Ouvert dès 1987, l’installation du centre de la douleur a été confortée en 2009 par d’importants travaux d’un montant d’un million d’euros. Le développement des consultations et de l’activité depuis 2007 a permis de créer un bâtiment unique pour l’accueil des malades. Les rendez-vous sont donnés selon la pathologie et le degré d’urgence.

Partie intégrante du Pôle clinique Anesthésie-Réanimation-Douleur-Urgences, le service est constitué d’une équipe dédiée de professionnels spécialisés : 4 praticiens hospitaliers à temps plein ou à temps partiel, 3 médecins attachés, 1 psychologue, 4 infirmières référentes et 1 aide-soignant, sans oublier un secrétariat médical particulièrement performant pour coordonner l’accueil de 40 à 50 patients quotidiennement.
Une Equipe Mobile compète le dispositif. Animée par le Dr Bredeau, elle intervient à la demande dans tous les services du CHU et effectue plus de 1 000 consultations par an. La collaboration au sein des services du CHU est également fortement développée avec la mise en place de consultations multidisciplinaires réunissant plusieurs services et spécialités  touchant des domaines aussi divers que les douleurs pelviennes, les douleurs rachidiennes, les douleurs d’origine neurologique et même une consultation des troubles musculo-squelettiques dédiée aux personnels du CHU
Le centre de la douleur a pour ambition de développer la stimulation médullaire ou neuro-modulation (plaque de stimulation électrique placée sur la moelle épinière pour  brouiller le signal douloureux vers le cerveau) et la stimulation magnétique transcranienne (fibromyalgies, douleurs neuropathiques, acouphènes.)
Le Centre entend également conforter son activité de référence pour le traitement des  algodystrophies qui lui vaut une attractivité dépassant largement le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

*Le Pr Eric Viel a réalisé toute sa carrière à Nîmes depuis 1974, année de son inscription en première année de médecine sur le site nîmois.
**Bordeaux bénéficiant aussi d’un poste de médecine palliative

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.