Le «sur mesure» des unités cognitivo-comportementales

Chaque personne a besoin d'être entendue et comprise dans sa singularité. Quand la maladie neurodégénérative arrive à un stade avancé, une prise en charge adaptée a toute sa raison d'être et le projet de soins individualisé aura des effets bénéfiques sur le bien être du patient et de ses proches. Depuis juillet 2011, le pôle de Gérontologie du CHRU de Montpellier, s'est doté d'une unité cognitivo-comportementale, en réponse à la mesure 16 du plan Alzheimer. Il s'agit d'une unité protégée de 10 lits implantée au cœur de l’unité de Soins de Suite et Réadaptation du Centre de Gérontologie Clinique Antonin Balmès. Elle bénéficie d'un jardin sécurisé offrant un circuit de déambulation extérieur à l'attention des patients.

Chaque personne a besoin d’être entendue et comprise dans sa singularité. Quand la maladie neurodégénérative arrive à un stade avancé, une prise en charge adaptée a toute sa raison d’être et le projet de soins individualisé aura des effets bénéfiques sur le bien être du patient et de ses proches.
Depuis juillet 2011, le pôle de Gérontologie du CHRU de Montpellier, s’est doté d’une unité cognitivo-comportementale, en réponse à la mesure 16 du plan Alzheimer. Il s’agit d’une unité protégée de 10 lits  implantée au cœur de l’unité de Soins de Suite et Réadaptation du Centre de Gérontologie Clinique Antonin Balmès. Elle bénéficie d’un jardin sécurisé offrant un circuit de déambulation extérieur à l’attention des patients.
Le travail de cette équipe consiste à trouver les moyens pour accéder à la meilleure prise en charge possible pour le patient et soulager son entourage. Il s’agit de comprendre l’origine et les facteurs de maintien des troubles puis de mettre en place un projet de soin individualisé discuté et réévalué hebdomadairement en équipe, en lien avec le patient et sa famille. L’approche non-médicamenteuse est privilégiéeLa durée de séjour est variable suivant l’état du patient, mais reste limitée (45 jours en moyenne en 2010).
Spécialisée dans les maladies neurodégénératives, l’équipe pluridisciplinaire de professionnels coordonnée par un médecin gériatre, le Dr Stéphanie Thomas comprend aides-soignants, assistante de soins en gérontologie, infirmiers, assistante sociale, psychomotricienne, psychologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, diététicienne, orthophoniste, podologue, et agents de service hospitalier composent cette équipe.
Le mode d’admission dans l’unité se fait sur l’examen d’un dossier pré-rempli par un médecin qu’il s’agisse d’un médecin traitant, d’un médecin coordonnateur d’Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou d’un spécialiste…).

Pourquoi créer des unités cognitivo-comportementales ?
L’identification de telles unités de 10-12 lits au sein de structures de Soins de Suite et de Réadaptation polyvalents ou gériatriques est destinée à offrir une prise en charge spécifique pour les patients jeunes et âgés atteints de maladie d’Alzheimer ou de syndromes apparentés, qu’ils soient à domicile ou en institution. Dans une architecture adaptée, avec des professionnels dédiés et spécifiques du soin et de l’accompagnement, sur la base d’un bilan médico-psychosocial, ces unités ont ainsi pour objectif de stabiliser les troubles de comportement, grâce à un programme individualisé de réhabilitation cognitive et comportementale. Elles assurent les soins à l’origine de la situation de crise en l’absence d’une indication de court séjour en spécialité d’organe ou de réanimation.

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