Légionellose lors de l’ouverture de l’HEGP : mise en examen de l’AP-HP

L'AP-HP a pris acte de sa mise en examen en tant que personne morale pour homicide involontaire, blessures involontaires, erreur de conception et de réalisation, fautes caractérisées ayant causé l'apparition de légionelles dans le réseau d'eau de l'Hôpital Européen Georges Pompidou lors de son ouverture, en 2000.

L’AP-HP a pris acte de sa mise en examen en tant que personne morale pour homicide involontaire, blessures involontaires, erreur de conception et de réalisation, fautes caractérisées ayant causé l’apparition de légionelles dans le réseau d’eau de l’Hôpital Européen Georges Pompidou lors de son ouverture, en 2000.

Cette mise en examen, qui intervient près de 9 ans après l’ouverture de l’instruction, va enfin permettre à l’AP-HP ainsi qu’aux familles des victimes de mieux comprendre les éventuelles responsabilités de l’AP-HP et des entreprises dans cette réalisation tout comme le lien de causalité direct de cette contamination avec certains décès.

Sans attendre les conclusions de l’instruction, l’AP-HP souhaite avant tout témoigner de sa solidarité avec les familles touchées comme avec les équipes hospitalières de l’ HEGP qui continuent de vivre douloureusement ces événements passés.

Aux patients qui lui font confiance, elle rappelle que cet hôpital est aujourd’hui classé parmi les meilleurs hôpitaux de France en matière de lutte contre les infections nosocomiales.

Communiqué de l’AP-HP du 2 septembre 2009

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.