Les bons conseils aux voyageurs du CHU de Bordeaux

Le service Santé Voyages et Maladies Tropicales du CHU de Bordeaux, sur le site de l’hôpital Saint-André, prodigue conseils et vaccinations aux futurs voyageurs, et rappelle à tous les précautions à prendre.
Le service Santé Voyages et Maladies Tropicales du CHU de Bordeaux, sur le site de l’hôpital Saint-André, prodigue conseils et vaccinations aux futurs voyageurs, et rappelle à tous les précautions à prendre. 
Chaque année 4 millions de Français partent sous les tropiques. D’après l’Institut de Veille Sanitaire, le risque de contracter une maladie varie de 15 à 70% suivant la destination du voyage, les conditions de séjour et les antécédents médicaux. Des réflexes simples évitent que les vacances se passent mal.

La vaccination d’abord !

Pour voyager sans risque…Il ne faut pas hésiter à se faire vacciner. La plupart des maladies peuvent être évitées par un vaccin avant le départ. Une consultation chez son médecin traitant ou au Service de Santé Voyages du CHU de Bordeaux, permet de recevoir des conseils et de se faire vacciner en fonction des zones géographiques envisagées. Les principales vaccinations sont la fièvre jaune, l’hépatite A, l’encéphalite japonaise, la rage.

Eviter la diarrhée  

La maladie la plus répandue, la diarrhée du voyageur(turista) arrive en tête des désagréments. Un voyageur sur deux en sera victime au cours de son voyage. Elle se guérit en 24 à 48h. Pendant un voyage dans les régions tropicales, il faut éviter les glaçons, les jus de fruits frais, les glaces, crudités, coquillages. Il faut boire de l’eau capsulée et manger les aliments très cuits.

Se protéger contre le paludisme

Moins répandu qu’autrefois mais plus grave, le paludisme est encore la maladie la plus tueuse. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 40% de la population mondiale est exposée à celle-ci. C’est en Afrique que se concentre le plus grand nombre de décès. Le paludisme se propage par la piqûre de moustiques femelles infectés. Au CHU de Bordeaux chaque année, une centaine de personnes est hospitalisée pour cause de paludisme. Seule la prise de médicaments antipaludéens en amont du départ permet de protéger à 90% les personnes. Le port de vêtements couvrants est également nécessaire, les moustiquaires imprégnées de lotions antipaludéennes complètent le dispositif.

Être vigilant à son retour de vacances

Lors de votre retour de vacances, il ne faut jamais prendre à la légère un symptôme important : la fièvre. La principale recommandation si, sur le lieu de vacances ou à votre retour, vous avez de la fièvre, est de consulter un médecin très rapidement et cela jusqu’à 6 mois après le voyage. Chaque jour, près d’une soixantaine de personnes viennent en consultation dans le service Santé Voyages et Maladies Tropicales du CHU de Bordeaux – hôpital Saint-André. Les rendez-vous peuvent être pris en ligne www.chu-bordeaux.fr ou par téléphone 05 56 79 58 17 

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.