Les CHU à l’heure de l’e-santé

« L’hôpital ouvert doit aussi s’approprier la révolution du numérique », les mots de Marisol Touraine trouvent écho à l’heure où se redessine le rôle des CHU dans le paysage de l’e-santé. Désormais partie prenante de la stratégie nationale de santé, les technologies numériques constituent un levier majeur pour le pilotage et la transformation du système soins. Au niveau national, la politique Hôpital Numérique 2012-2017*, pilotée par la direction générale de l’offre de soins, accompagne les établissements de santé dans leur mutation. Pour qu’advienne le « CHU connecté » les responsables hospitalo-universitaires réunis lors des 15émes Assises Nationales Hospitalo-Universitaires émettent 5 propositions. Elles sont commentées par Véronique Anatole-Touzet, présidente de la commission stratégie de la Conférence des directeurs généraux de CHU et directrice générale du CHU de Rennes et Jean-François Lefebvre, directeur général du CHU de Limoges.
« L’hôpital ouvert doit aussi s’approprier la révolution du numérique », les mots de Marisol Touraine  trouvent écho à l’heure où se redessine le rôle des CHU dans le paysage de l’e-santé. Désormais partie prenante de la stratégie nationale de santé, les technologies numériques constituent un levier majeur pour le pilotage et la transformation du système soins. Au niveau national, la politique Hôpital Numérique 2012-2017*, pilotée par la direction générale de l’offre de soins, accompagne les établissements de santé dans leur mutation. Pour qu’advienne le « CHU connecté » les responsables hospitalo-universitaires réunis lors des 15émes Assises Nationales Hospitalo-Universitaires émettent 5 propositions. Elles sont commentées par Véronique Anatole-Touzet, présidente de la commission stratégie de la Conférence des directeurs généraux de CHU et directrice générale du CHU de Rennes et Jean-François Lefebvre, directeur général du CHU de Limoges.
1) Quel est l’état d’avancement du programme Hôpital Numérique dans les CHU ?
réponse de Jean-François Lefebvre
2) Quels sont ou ont pu être les freins à sa réalisation ?
réponse de Jean-François Lefebvre
3) Qu’en est-il du dossier patient aujourd’hui ?
réponse de Jean-François Lefebvre
4) Quel est l’enjeu des propositions émises dans le cadre des Assises ?
réponse de Véronique Anatole-Touzet
5) Quelles seront les grandes lignes du modèle français et européen des big data et de la santé numérique ?
réponse de Véronique Anatole-Touzet
Pour un CHU connecté : les 5 propositions des Assises
Proposition 11 : Construire le modèle français et européen des big data et de la santé numérique : labelliser les entrepôts de données ; mettre en place des consortiums entre CHU, partenaires académiques et industriels
Proposition 12 : Intégrer dans l’université toutes les formations aux métiers de la santé et assurer une formation pratique de qualité, notamment en ambulatoire
Proposition 13 : Diversifier les modalités de recrutement des professionnels de santé et favoriser la promotion professionnelle et les passerelles entre les cursus 
Proposition 14 : Inclure la simulation dans les maquettes de formation initiale et continue de tous les professionnels de santé, publics et privés
Proposition 15 : Développer les outils numériques de formation initiale et continue des professionnels de santé
CHU : les Systèmes d’Information en chiffres (2014)  
les CHU ont consacré en moyenne 1,85 % de leurs dépenses d’exploitation et  6,7 % de leur dépense d’investissement à leur SI.
262 000 PC fixes et portables et 80 000 imprimantes ont été installées au sein d’établissements hospitaliers
200 applications métiers en moyenne par CHU/CHR
Le taux moyen d’atteinte des prérequis Hôpital Numérique : 98 %
Le taux moyen d’atteinte des cibles d’usage Hôpital Numérique : 70 %
Source : Jean-François Lefebvre, directeur général du CHU de Limoges 
*Hôpital Numérique : le chantier de coordination des systèmes d’information hospitaliers
Le programme Hôpital Numérique a pour ambition de coordonner l’ensemble des acteurs (établissements de santé, ARS, administration centrale, industriels) autour d’une feuille de route commune pour les systèmes d’information hospitaliers (SIH). Il entre dans cet objectif de soutenir les projets innovants et amener l’ensemble des établissements à un même niveau de maturité de ces systèmes. Pour atteindre ce socle commun, le programme pose 3  pré-requis indispensables pour assurer une prise en charge du patient en toute sécurité. 
Le premier se définit par la mise en place d’un référentiel assurant une gestion centrale des données relatives à l’identité des patients, leurs séjours et leurs mouvements d’une structure interne à une autre.
Le second consiste à garantir un niveau de disponibilité cible pour la continuité du service par une infrastructure (réseaux, serveurs, postes de travail…) et une organisation satisfaisantes (personnel d’astreinte). 
Le troisième porte sur les impératifs de confidentialité et de prévention contre les intrusions et les fuites de données médicales. 
Le programme définit par ailleurs des exigences d’usage du système d’information (SI) pour cinq domaines fonctionnels. A savoir : les résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomo-pathologie ; Le dossier patient informatisé et interopérable ; la prescription électronique alimentant le plan de soins ; la programmation des ressources et l’agenda du patient ; le pilotage médico-économique.

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