Les enjeux des solutions communicantes sécurisées …

pour le marché de la santé et l'évolution des hôpitaux. Une conférence sur le pôle de compétitivité SCS «Solutions Communicantes Sécurisées » de la région PACA et ses enjeux pour le marché de la santé et l'évolution des hôpitaux s'est tenue à Nice le mercredi 21 septembre, à l'initiative de Jean-Jacques Romatet, Directeur Général du CHU de Nice, dans le cadre du Congrès de la Fédération Internationale des Hôpitaux à Nice Acropolis.

pour le marché de la santé et l’évolution des hôpitaux.
Une conférence sur le pôle de compétitivité SCS «Solutions Communicantes Sécurisées » de la région PACA et ses enjeux pour le marché de la santé et l’évolution des hôpitaux s’est tenue à Nice le mercredi 21 septembre, à l’initiative de Jean-Jacques Romatet, Directeur Général du CHU de Nice, dans le cadre du Congrès de la Fédération Internationale des Hôpitaux à Nice Acropolis.

« Nous sommes ici pour parler du duo industrie /hôpital et des acteurs qui vont nous permettre de mettre en synergie les compétences du monde hospitalo-universitaire et l’expertise des entreprises. » a déclaré en ouverture Jean-Jacques Romatet, Directeur Général du CHU de Nice.
Il s’est ensuite attaché à montrer la place de la recherche et de l’innovation dans le CHU : « Notre rôle est d’amener la recherche et l’innovation médicale au lit du malade » a-t-il expliqué, détaillant les deux grands projets de recherche de l’université de Nice Sophia-Antipolis et notamment de la faculté de médecine de Nice, soit 5000 m² à l’Archet et 20 000 m² à terme dans le nouvel Hôpital Pasteur. «A présent il est temps d’aller plus loin et de consolider les liens entre la santé et les nouvelles technologies de l’information, une perspective à long terme, car il s’agit de penser dans le temps, aux usages de demain.»

Enfin, il a conclu son propos en indiquant que ces démarches de progrès technologiques et d’innovations devaient profiter à l’ensemble de la communauté hospitalière française. M. Romatet a d’emblée positionné l’hôpital sur le marché de la santé : « Il faut être capable d’offrir le soin médical, du simple au plus complexe, et le très complexe ne peut se construire qu’avec la recherche et la technologie. C’est pourquoi nous devons apprendre à développer des solutions ensemble. »

D’où tout l’intérêt pour le CHU de s’impliquer dans le pôle de compétitivité SCS de la région PACA. Classé parmi les six premiers pôles mondiaux, le pôle Solutions Communicantes Sécurisées compte actuellement 80 acteurs directement impliqués dans la centaine de projets en cours, et 330 acteurs si on inclut l’ensemble des participants. « Nous avons délibérément choisi les marchés à forte croissance, de l’ordre de 10 à 30% par an. » précise M. Nataf, Directeur de Développement de ST Microelectronics. « Avec pour ambition d’être reconnu sur le plan mondial comme le lieu d’excellence en matière de solutions communicantes sécurisées.»

Le pôle SCS représente aujourd’hui 41 000 emplois en région PACA dans les technologies de l’information et de la communication. 25 groupes d’envergure et de nombreuses PME y sont impliqués et l’on parle de la création de 25 000 emplois à terme.

Les représentants des trois entreprises, STMicroelectronics, IBM La Gaude et Alcatel Alenia Space ont ensuite présenté les premiers projets Santé dans le pôle SCS. Parmi ceux-ci, le projet PAC-ID Axe santé, basé sur la technologie des RFID (Radio Fréquence Identification) qui permet d’identifier et de gérer automatiquement des informations sur les patients, impliquant ST Microelectronics pour la fabrication de la puce et IBM pour l’intégration et la couche application.

Parmi, les quatre applications Santé fondées sur cette technologie, trois sont orientées vers le développement industriel alors que la dernière est d’avantage un projet de recherche.

– Un premier projet concerne le développement de ces technologies pour les biobanques (tumorothèque et tissuthèque),
– un second projet porte sur le suivi du parcours patient, les puces RFID permettant de le localiser et d’en optimiser la prise en charge,
– un projet sur le circuit des médicaments afin d’assurer une meilleure traçabilité.
-le dernier porte sur l’application des biopuces dans le domaine de la santé, en effet cette technologie de pointe permettant d’identifier en un temps record un grand nombre de gènes (puces à ADN ou à ARN) et de protéines, pourrait assurer la maîtrise de la qualité des échantillons biologiques.

Pour Christian Prior de ST Microelectronics « Tout est en place pour accompagner la montée en puissance de la RFID.»
IBM La Gaude a par ailleurs le leadership européen dans la mise en place des biobanques, la responsabilité mondiale dans les nouvelles solutions de fabrication des médicaments, et en tant que tel, la responsabilité mondiale aussi des solutions RFID. « IBM a réalisé le prototype pour optimiser le parcours du patient dans les services d’urgence » note Pierre Secondo d’IBM. Pas une mince affaire quand on sait qu’au CHU de Nice, les urgences accueillent 70 000 patients par an. Les tags RFID auront de nombreuses applications. «On pourra savoir quels sont les professionnels de santé avec lesquels un patient a été en contact, quels équipements ont été impliqués et dispenser ainsi une meilleure qualité de soins tout en contrôlant mieux les risques.»

Enfin, pour Alcatel Alenia Space « Nous avons mis en place d’une structure verticale « santé » qui permet de bâtir des solutions pour les professionnels du monde médical. » explique Pascal Lochelongue. L’expérimentation Galénos avec une connexion haut débit permet la collaboration par vidéo conférences et la manipulation d’images entre hôpitaux français et le pourtour méditerranée.

Plus localement, « Medicin Païs », destiné au corps médical de l’arrière pays, permet la formation médicale à distance et la télé-expertise. L’annonce de ce rapprochement entre le CHU de Nice et le pôle SCS, outre ses retombées importantes sur la qualité des soins, ce projet sera un véritable signal, d’après Jean-Pierre Mascarelli, Président de Sophia Alpes Maritimes Promotion, pour faire des Alpes-Maritimes un territoire pilote en matière d’utilisations de ces solutions communicantes sécurisées.

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