Les grands projets du CHU de Montpellier

Cancérologie, recherche, inscription dans la dynamique de Montpellier Capital Santé, investissements high tech, futur hôpital mère-enfant... Les grands projets du CHU de Montpellier, pilier régional de la santé, acteur économique de premier plan.
Cancérologie, recherche, inscription dans la dynamique de Montpellier Capital Santé, investissements high tech, futur hôpital mère-enfant… Les grands projets du CHU de Montpellier, pilier régional de la santé, acteur économique de premier plan. 
Priorité à la cancérologie. Avec 195 équipes spécialisées dans plus de 20 disciplines (oncologie, pneumologie, gastroentérologie, gynécologie, urologie…), le CHU est un des tout premiers acteurs de la cancérologie en région Occitanie. Pour répondre aux besoins des 4 000 nouveaux patients nouveaux patients diagnostiqués chaque année, le CHU propose une offre complète médicale et d’accompagnement, du diagnostic, aux interventions chirurgicales, au suivi médical et au soutien social comprenant les soins de support, les activités d’esthétique, image corporelle et estime de soi…
Côté recherche, des équipes de renom travaillent sur les traitements de demain, le Pr Hugues Duffau sur les gliomes cérébraux en neurochirurgie (cancers du cerveau), la génétique des cancers (Pr Pascal Pujol) ou encore la recherche sur les cellules tumorales circulantes (Dr Catherine Alix-Panabières) ou les activités du Pôle Digestif (chirurgie, médecine, radiologie). Près de 2 000 patients inclus dans des cohortes bénéficient de ces avancées.
Et au-delà de l’institution, un rapprochement est à l’oeuvre avec l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM). Ce projet s’inscrit dans le pilier « santé » qui constitue la première des six priorités stratégiques de Montpellier Méditerranée Métropole.  Dés 2012, le CHU et l’ICM ont été identifiés par l’Institut National du Cancer (INCa) comme l’un des huit Sites de Recherche Intégrée contre le Cancer (SIRIC) de France.
La médecine de demain s’invent au CHU de Montpellier
CHU fort chercheur, Montpellier est le 6ème CHU de France pour sa recherche scientifique qui comptabilise 1 536 protocoles de recherche en cours, 3 000 publications chaque année et 8 400 patients inclus dans des protocoles de recherche  
Génétique, médecine personnalisée : l’expertise montpelliéraine 
Au sein de l’IRMB (Institute of Regenerative Medicine and Biotherapies – Institut de Recherche sur la Médecine Régénérative et les Biothérapies), quatre équipes sont dédiées à la recherche sur les cellules souches, notamment les cellules souches pluripotentes (iPS), ainsi qu’aux immunothérapies ou encore aux liens entre génétique et médecine régénérative. L’objectif de ce centre de recherche, dirigé par le Pr Christian Jorgensen, est de faire de Montpellier l’un des lieux de recherche les plus visibles en Europe sur cette thématique d’avenir de la médecine.  
Autre exemple : en génétique, 6 équipes médicales travaillent, sous la coordination du Pr Isabelle Touitou, au développement constant de ce champ prometteur de la médecine personnalisée. Leurs travaux concernent :  
– les maladies génétiques de l’enfant et de l’adulte (Pr David Genevieve) ;
– la génétique moléculaire (Pr Michel Koenig) ;
– la génétique des maladies rares et auto-inflammatoires (Pr Isabelle Touitou) ;
– la génétique des cancers (Pr Pascal Pujol) ;  
– la génétique prénatale et la foetopathologie (Dr Patricia Blanchet) ;
– la génétique chromosomique (Dr Franck Pellestor).
La réunion, dans un seul centre, de toutes ces compétences, auxquelles s’ajoutent celles du CHU de Nîmes dans une fédération de génétique, font de Montpellier-Nîmes une référence nationale. Cette visibilité, associée aux équipements de pointe dont elles disposent, doit permettre aux équipes de génétique de préparer une réponse à l’appel à projets national qui sera prochainement lancé par le Premier Ministre dans le cadre du Plan France Médecine Génomique.  
Le CHU, vecteur de croissance économique
L’ensemble de ces forces de recherche et d’innovation contribueront au projet « Montpellier, Capital Santé » porté par Montpellier Méditerranée Métropole et soutenu par l’Etat dans le cadre du Plan Etat-Métropole. Ce programme entraîne des restructurations d’ampleur avec le  regroupement des 22 laboratoires de biologie du CHU sur une plate-forme unique, un investissement de 83M€ autorisé par le Comité interministériel pour la Performance et la Modernisation des établissements de santé (COPERMO) qui bénéficie d’un soutien financier de l’Etat à hauteur de 9,5 M€. Ce pôle biologie comprendra des locaux dédiés à la recherche (près de 3 000 m²) ainsi que des espaces permettant l’accueil d’entreprises innovantes (start-ups). Il sera  opérationnel à horizon 2020.
La modernisation du CHU en 2017
Le plateau technique verra l’arrivée de deux nouveaux équipement portant à 5 le nombre d’IRM et à 6 celui des scanners. Des équipements de premier plan sont également programmés :
une salle interventionnelle dite « hybride » sur le site d’Arnaud de Villeneuve, permettant de réaliser à la fois des actes d’imagerie, de cardiologie interventionnelle et de chirurgie cardiaque dans un environnement sécurisé. Un investissement de près de 4 M€. 
une salle de radiologie interventionnelle au bloc de chirurgie digestive (Hôpital Saint-Eloi) réunissant une table d’opération, un équipement d’angiographie ainsi qu’un scanner mobile. Dans cet environnement high tech seront réalisés les actes de radiologie interventionnelle et de chirurgie digestive pour notamment une meilleure prise en charge des patients souffrant d’un cancer. La combinaison de ces trois équipements, unique en France en dehors des centres parisiens.
Maternité : extension et en perspective un nouvel hôpital mère-enfant
En 23 ans, la maternité du CHU de Montpellier a plus que doublé son activité passant de 1 500 naissances en 1993 à plus de 3 700 en 2016, sous la double pression de la croissance démographique régionale et de son excellente réputation. Ce beau succès pose des problèmes d’organisation. Il arrive fréquemment que plus de 10 bébés naissent un jour donné, conduisant à une saturation des salles de naissance et rendant difficile l’organisation du flux des patientes au sein de la maternité. Si les équipes médicales et non médicales ont été régulièrement renforcées (plusieurs postes ont, de nouveau, été créés en 2016 compte tenu de la hausse d’activité), les conditions de travail sont difficiles pour les professionnels œuvrant quotidiennement au service des parturientes dans des locaux devenus inadaptés. Pour répondre à cette montée en charge constante d’activité,  trois nouvelles salles de naissance « physiologique » sont programmées pour un investissement de  1,8 millions d’euros. Ce projet sera accompagné par le recrutement de 14 personnels supplémentaires d’ici à 2018.
A horizon 2020-2030, la construction d’un nouvel hôpital mère-enfant a été décidé en accord avec Monique Cavalier, Directrice Générale de l’Agence Régionale de Santé. 
Un CHU ouvert sur son environnement et son territoire
Plus accessible et visible au sein de la métropole, le CHU affirme aussi son rôle d’établissement support du GHT au service de la santé de 900 000 habitants. Quelques mois après l’approbation de la convention constitutive du groupement par l’Agence Régionale de Santé, les neuf établissements concernés (CHU de Montpellier, Hôpitaux du Bassin de Thau, Centres Hospitaliers de Lunel, Clermont l’Hérault, Lodève, Millau, Saint-Affrique, Lamalou-les-Bains et Hôpital Maurice Fenaille) travaillent à l’élaboration d’un projet médical partagé.  
La situation financière du CHU : données repères
– 870 M€ de budget annuel
– Un budget équilibré en 2014 et 2015
– Une activité dynamique : +5% sur les 9 premiers mois de l’année 2016
– Un plan d’investissement « courant » de près de 300 M€ sur 5 ans
– Des besoins d’investissements importants sur les structures, de l’ordre de 500 M€ sur 15 ans

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