Après l'ouverture du nouvel hôpital Mère et Enfant et la création de l'unité neuro-vasculaire, le CHU de Nantes présente les enjeux de ses principaux chantiers s'inscrivant dans son schéma directeur.

Après l’ouverture du nouvel hôpital Mère et Enfant et la création de l’unité neuro-vasculaire, le CHU de Nantes présente les enjeux de ses principaux chantiers s’inscrivant dans son schéma directeur.

Dans les toutes prochaines années, plusieurs réalisations architecturales, à proximité du site de l’Hôtel Dieu en centre ville, apporteront une solution à la saturation actuelle des espaces et permettront de développer l’imagerie et la réanimation médicale.

Ainsi, seront construits :
– d’ici 2007, un bâtiment abritant le SAMU/SMUR/Centre 15 et doté d’ une hélistation,
– d’ici 2009 un plateau technique médico-chirurgical regroupant les blocs opératoires, la réanimation et la surveillance continue chirurgicales.

A moyen terme, un projet unique en France va voir le jour : la création d’un campus hospitalo-universitaire sur l’Ile de Nantes, en plein centre-ville consolidera l’indispensable synergie entre activités de soins, d’enseignement et de recherche par une proximité géographique (voir encadré sur les Instituts). Ce programme a reçu le soutien de Jean-Marc Ayrault, Président du Conseil d’Administration.

D’autres rénovations et restructurations sont planifiées
La psychiatrie
Ces dernières semaines les travaux de restructuration des bâtiments d’hospitalisation de la psychiatrie adulte ont démarré. 30 millions d’euros sont investis dans l’amélioration de la qualité hôtelière de l’hôpital Saint-Jacques : les chambres seront toutes individuelles et les bureaux de consultation entièrement rénovés

Hôpital Mère et Enfant La poursuite de la restructuration de l’ensemble Mère et Enfant se concrétisera par le transfert de la chirurgie cardiaque pédiatrique sur le site de la Faïencerie et par la création d’une véritable réanimation pédiatrique de recours s’inscrivant dans le plan national périnatalité.

Institut de recherche thérapeutique Parallèlement, les études préalables à la construction d’un institut de recherche thérapeutique (IRT1) seront menées en 2005. Ce chantier conduit par la Région Pays de Loire est réalisé en lien étroit avec le CHU de Nantes. L’établissement participe à son financement et met le terrain à disposition.

Hôpital Guillaume et René Laënnec En 2005 sont également programmées la rénovation des blocs opératoires de neurochirurgie et la poursuite des études pour la création en 2006 d’une quatrième salle de chirurgie cardiaque et de lits de soins intensifs de cardiologie.

Les Instituts, une spécialité nantaise
En matière de gouvernance hospitalière, le CHU de NANTES a été novateur il y a de cela quelques années, avec la généralisation réussie de l’organisation en pôles dont la mise en place est aujourd’hui préconisée à l’échelon national par le ministère de la santé. Dans la continuité de cette démarche, le CHU réfléchit aujourd’hui à d’autres formes d’organisation prenant en compte la triple mission de soins, d’enseignement et de recherche qui jusque là se développait dans des structures séparées : l’hôpital en ce qui concerne les soins, la faculté de médecine en ce qui concerne l’enseignement, les laboratoires universitaires et l’INSERM en ce qui concerne la recherche.
De cette réflexion est né le concept des Instituts. Un Institut est une entité tri-partite INSERM, CHU et Université. Son objectif est de regrouper les moyens pour décloisonner les savoirs et les pratiques au service du patient et favoriser la visibilité européenne et internationale de l’ensemble.Ce décloisonnement prend toute la mesure de son efficacité si les équipes sont réunies dans un lieu unique. Le projet d’implantation future sur l’île de Nantes répond à cet objectif.
A travers quatre instituts déjà constitués (institut du thorax, institut de la transplantation et de la recherche en transplantation, institut des maladies digestives et institut régional du cancer de Nantes atlantique), le CHU de NANTES démontre à nouveau ses capacités d’innovation et propose à la communauté nationale un nouveau modèle d’organisation qui rapproche la recherche du patient et qui vise in fine à raccourcir le temps qui sépare la découverte de son application.

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