Les maladies nutritionnelles comme champ d’exploration

50% des malades hospitalisés sont dénutris, 2 millions de Français ont un diabète de type 2, plus d'un français sur dix est obèse et ce nombre est doublé lorsqu'il s'agit d'enfants et d'adolescents. Pour mieux comprendre les mécanismes à l'origine des altérations nutritionnelles et évaluer les traitements, le Laboratoire Régional de Nutrition Humaine du CHU de Brest réalise des explorations fonctionnelles nutritionnelles et métaboliques. Au cours des 2 dernières années, 450 personnes ont été explorées.

50% des malades hospitalisés sont dénutris, 2 millions de Français ont un diabète de type 2, plus d’un français sur dix est obèse et ce nombre est doublé lorsqu’il s’agit d’enfants et d’adolescents. Pour mieux comprendre les mécanismes à l’origine des altérations nutritionnelles et évaluer les traitements, le Laboratoire Régional de Nutrition Humaine du CHU de Brest réalise des explorations fonctionnelles nutritionnelles et métaboliques. Au cours des 2 dernières années, 450 personnes ont été explorées.

« Nous avons exploré des patients dénutris avant et au cours de la renutrition par voie orale ou par nutrition artificielle, des obèses et des diabétiques de type 2, des malades cancéreux, des patients hémodialysés, d’autres à haut risque cardio-vasculaire porteurs d’une insulino-résistance. Les résultats ont permis de mieux ajuster les conseils diététiques, d’adapter le traitement nutritionnel et pharmacologique de ces patients», explique le Professeur Jacques Delarue, Directeur du Laboratoire Régional de Nutrition Humaine du CHU de Brest.

Une batterie de techniques pour mesurer le métabolisme
Des techniques sophistiques sont utilisées pour mesurer la dépense énergétique, quantifier les flux de glucose et d’acides gras dans la circulation sanguine, évaluer la sensibilité à l’insuline, la sécrétion d’insuline, connaître la composition corporelle… Les tests se font au sein de l’unité ou dans les autres services grâce à la mobilité des équipements.

La recherche clinique
L’activité de recherche du laboratoire est orientée principalement vers l’effet métabolique des acides gras oméga-3 d’origine marine chez des patients avec insulino-résistance et le volontaire sain. L’unité teste également le bénéfice potentiel des oméga-3 marins en prévention des maladies métaboliques et leur effet sur la réponse au stress psychologique chez le volontaire sain et chez l’obèse. Cette recherche est effectuée dans le cadre de l’activité scientifique de l’équipe de recherche EA-948 « Oxylipides ».
D’autres études ont été effectuées en collaboration avec l’équipe de Néphrologie chez des patients hémodialysés.
Enfin, le laboratoire participe au PHRC obtenu par le Pr Sizun en mesurant la consommation d’oxygène d’enfants prématurés pris en charge avec la technique NIDCAP.

En projet l’étude de l’apport thérapeutique des oméga-3 marins chez des malades porteurs d’un syndrome métabolique et le bénéfice de la supplémentation en carnitine sur l’insulino-résistance de patients hémodialysés.

D’après un article du Pr Jacques Delarue

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.