L’imagerie du fœtus à l’adolescent : une expertise médicale «sur mesure»

L'imagerie pédiatrique est au cœur de la Journée internationale de radiologie du 8 novembre 2015. L’occasion d’expliquer et de promouvoir l’efficacité de la radiologie dans le dépistage et le traitement des pathologies de l’enfant.

L’imagerie pédiatrique est au cœur de la Journée internationale de radiologie du 8 novembre 2015. L’occasion d’expliquer et de promouvoir l’efficacité de la radiologie dans le dépistage et le traitement des pathologies de l’enfant.
«L’expertise des radiopédiatres est nécessaire pour diagnostiquer des pathologies spécifiques de l’enfant et pour déterminer des choix thérapeutiques adaptés. L’enfant n’est pas un adulte en miniature,  il souffre de pathologies spécifiques qu’il faut savoir reconnaître, explique le Dr Laurence Mainard-Simard, chef du service de Radiologie pédiatrique du CHRU de Nancy. « Tous les moyens habituels d’imagerie sont utilisés: radiographie, échographie, scanner, IRM mais sont adaptés à l’enfant. Les radiologues qui réalisent des explorations chez les enfants doivent être correctement formés et connaître toutes les spécificités pédiatriques. »

« La radiopédiatrie est une spécialité à part entière. Ce n’est pas une déclinaison de l’imagerie adulte. Les pathologies pédiatriques sont particulières avec un pan entier de l’imagerie consacré aux pathologies du développement et de la croissance », souligne le Dr Philippe Bassnagel, radiologue à la Clinique Majorelle et président de la Société Française de Radiologie délégation Lorraine.
«L’imagerie pédiatrique est le continuum de l’imagerie prénatale, précise le Dr Pascale Bach, radiopédiatre spécialisée en imagerie périnatale à la Maternité du CHRU de Nancy. L’imagerie prénatale intervient dans le dépistage et la surveillance de pathologies fœtales : le diagnostic de certaines pathologies ou malformations dès la vie fœtale favorise une prise en charge adaptée dès les premières heures de vie, ainsi que la préparation  psychologique des futurs parents. »
Attachés aux principes de radioprotection, les trois médecins experts rappellent « L’importance d’optimiser nos techniques afin de minimiser les risques associés à l’exposition aux radiations ». L’échographie est souvent privilégiée pour préserver l’enfant des rayonnements. L’IRM également, même si cet examen nécessite une importante préparation du jeune patient en amont, afin qu’il reste immobile durant l’examen qui peut être anxiogène.
« L’imagerie médicale prénatale et pédiatrique est une discipline  à part entière et sur mesure qui doit en permanence s’adapter au poids et à l’âge de l’enfant, au bénéfice du l’adulte en devenir ! », résument le Dr Laurence Mainard-Simard, le Dr Pascale Bach et le Dr Philippe Bassnagel.

Pour en savoir plus http://www.internationaldayofradiology.com/

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