L’imagerie médicale dopée par l’IRM de dernière génération

Présenté au dernier congrès mondial de radiologie de Chicago fin 2005 et installé en juillet 2006 à Amiens, le nouvel équipement, d'un champ magnétique de 3 Tesla (le double de l'ancienne IRM), est apprécié pour ses nombreuses améliorations techniques : un meilleur rapport « signal / bruit » des ondes radiofréquences détectées. Il est ainsi possible, dans des durées d'acquisition standard, d'augmenter la résolution spatiale des images (ce qui permet de mettre en évidence des structures anatomiques particulièrement fines non perceptibles jusque là), ou encore de raccourcir certaines séquences pour une qualité d'images identique à la machine précédente.

Présenté au dernier congrès mondial de radiologie de Chicago fin 2005 et installé en juillet 2006 à Amiens, le nouvel équipement, d’un champ magnétique de 3 Tesla (le double de l’ancienne IRM), est apprécié pour ses nombreuses améliorations techniques : un meilleur rapport « signal / bruit » des ondes radiofréquences détectées. Il est ainsi possible, dans des durées d’acquisition standard, d’augmenter la résolution spatiale des images (ce qui permet de mettre en évidence des structures anatomiques particulièrement fines non perceptibles jusque là), ou encore de raccourcir certaines séquences pour une qualité d’images identique à la machine précédente.

Les nouvelles applications de l’IRM 3 Tesla
Les radiologues du C.H.U. pourront développer leur expertise dans plusieurs voies de recherche clinique en adéquation avec les missions hospitalo-universitaires de l’établissement :
• L’évaluation des bénéfices diagnostiques du 3 Tesla (par rapport au 1,5 T) dans l’imagerie pédiatrique, abdominale, ostéoarticulaire ou cardiaque.
• Un diagnostic différentiel des tumeurs pelviennes féminines et une détectabilité accrue des cancers du sein ou du col infracentimétriques.
• Le développement de l’imagerie fonctionnelle cérébrale d’activation, pour la visualisation des zones cérébrales mobilisées lors de certains stimuli et/ou mouvements.
• Une meilleure visualisation de l’envahissement d’une tumeur cérébrale, et une aide à la planification de l’intervention chirurgicale.
• La caractérisation de certains Accidents Vasculaires Cérébraux et l’évaluation des possibilités de récupération à terme du patient.
• L’étude fine des plaques carotidiennes d’athérome,
• La possibilité de réaliser des acquisitions et rendus d’images de type « corps entier », un peu analogues aux explorations réalisées en Tomographie par Emission de Positons, pour les études de bilan d’extension tumorale.

L’investissement (travaux d’installation inclus) s’élève à environ 2,3 millions d’euros. Son transfert futur vers le site de l’hôpital sud, dans le cadre de l’ouverture du nouveau CHU, a été négocié dès son acquisition pour un montant de moins de 50 000 euros. Enfin, le coût du contrat de Service Après Vente en formule « tous risques inclus » de cet équipement de dernière génération, reste inférieur à celui de l’IRM 1,5 Tesla précédemment installé, et n’est supérieur que de 10% à celui de l’IRM Sud.

Cette installation s’est accompagnée d’un minimum de travaux d’adaptation du local existant suffisamment vaste pour accueillir la l’ IRM 3 Tesla. Par ailleurs, le constructeur s’est engagé à faire évoluer l’IRM installé à l’Hôpital Sud en décembre 2004 par une remise au même niveau que les machines actuellement installées : cette opération d’upgrade est programmée pour le mois d’octobre prochain.

Avec l’IRM 3 Tesla, les équipes de l’établissement accèdent à un potentiel rare d’expertises avancées et de recherches cliniques. La population picarde bénéficiera ainsi des toutes dernières avancées médicales et technologiques dans l’un des domaines les plus innovants de l’imagerie médicale.

La France totalise, à ce jour, moins d’une dizaine d’équipements de 3 Tesla effectivement accessibles aux équipes de radiologie pour réaliser des examens de routine clinique. L’installation réalisée au CHU d’Amiens est la seconde au Nord de Paris, après celle du CHU de Reims début 2006, et la première effective (sans doute pour encore au moins une année) de l’inter-région Nord-Ouest de la France (groupement G4).

D’après un article publié dans le journal interne Reflets rédigé par Thierry Veleine : responsable du département des Ressources Biomédiacels et Francis Peltier : cadre supérieur de santé – Pôle Imagerie

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