Limoges s’équipe du robot chirurgical dernière génération

En 2008, le CHU de Limoges était le 1er en France à s'équiper de la nouvelle version du robot chirurgical disposant d'une vision haute définition. Cinq ans après, il paraissait naturel qu'il soit parmi les premiers (le 2ème après Lyon) à faire l'acquisition de la toute dernière génération de ce robot.

En 2008, le CHU de Limoges était le 1er en France à s’équiper de la nouvelle version du robot chirurgical disposant d’une vision haute définition. Cinq ans après, il paraissait naturel qu’il soit parmi les premiers (le 2ème après Lyon) à faire l’acquisition de la toute dernière génération de ce robot.

Si le robot chirurgical a révolutionné la chirurgie, la toute dernière génération que vient d’acquérir le CHU de Limoges, le « Da Vinci Si HD » offre de nouvelles possibilités à ses équipes chirurgicales. La principale concerne la formation des jeunes chirurgiens. Ce robot 3ème génération dispose d’un simulateur, ce qui permettra aux jeunes médecins de réaliser leurs toutes premières opérations, non pas sur l’homme mais sur ce simulateur. Il comporte également deux consoles, ce qui permet aux chirurgiens en formation d’opérer en situation réelle, en toute sécurité pour le patient, puisque le chirurgien sénior « garde la main » sur l’intervention. Ce dernier peut à tout moment, et sans risque pour le patient, céder ou reprendre les outils chirurgicaux, ou le guider à l’aide de dessins sur l’écran de scopie grâce à sa fonction tactile.

De nouvelles perspectives…
La principale indication du robot était au départ la chirurgie urologique. Depuis les équipes du CHU de Limoges ont trouvé de nets intérêts pour le patient dans d’autres spécialités comme les chirurgies pédiatrique, digestive, gynécologique, ORL… Avec le robot, le CHU de Limoges a d’ailleurs réalisé  une première européenne sur une atrésie de l’œsophage sur un bébé et une deuxième mondiale sur une resynchronisation cardiaque. La toute dernière version du robot offre encore de nouvelles possibilités, notamment en chirurgie cardiaque. Son utilisation dans cette spécialité offrirait un réel bénéfice aux patients, puisque des interventions jusqu’alors réalisées par thoracotomie (ouverture du thorax au niveau du sternum) ne nécessiteront que 3 à 4 incisions essentiellement intercostales pour passer les instruments comme en coelioscopie. Le Dr Alexandre Le Guyader et le Dr Alessandro Piccardo du service de chirurgie thoracique et cardio vasculaire se sont lancés depuis le mois de janvier 2013 sur cette spécialité. « Nous sommes le 2ème centre en France avec le Pr Labrousse de Bordeaux à faire de la chirurgie cardiaque robot-assistée. Nous visons à faire une partie de la chirurgie mitrale et une partie des pontages coronaires. Nous reprendrons aussi l’activité de pose d’électrode ventriculaire» précise le Dr Le Guyader. 

Contacts presse
Maïté Belacel, chargée de communication
05 55 05 63 51 – href= »mailto:maite.belacel@chu-limoges.fr »

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.