L’unité de liaison des adolescents

Depuis quelques mois, une unité de liaison adolescents intervient sur le CHU et assure un lien thérapeutique auprès de tout adolescent hospitalisé jusqu'à sa prise en charge par une autre structure - si nécessaire.

Depuis quelques mois, une unité de liaison adolescents intervient sur le CHU et assure un lien thérapeutique auprès de tout adolescent hospitalisé jusqu’à sa prise en charge par une autre structure – si nécessaire.

Le Dr Blanchon, chef du service de Psychopathologies de l’enfant et de l’adolescent à Saint-Jean-Bonnefonds, avait en projet la création de cette unité face à une demande croissante. Une enveloppe budgétaire spécifique lui a permis d’obtenir des crédits pour concrétiser ce projet. C’est ainsi que l’unité de liaison adolescents a ouvert le 6 octobre dernier 2003.

Le fonctionnement de l’unité de liaison des adolescents
L’unité intervient à la demande de tout service au sein du CHU, à la suite d’un appel infirmier sur indication médicale.
Deux infirmiers de l’unité se déplacent pour un entretien d’évaluation auprès de l’adolescent. Le patient est ensuite vu lors d’un 2e entretien avec le médecin psychiatre et l’un des infirmiers. Il est alors décidé du suivi de l’adolescent par l’unité de liaison, de sa sortie ou de son hospitalisation – ce qui est assez rare.

les missions de l’unité
L’action de l’unité s’appuie essentiellement sur l’entretien infirmier et la médiation avec l’adolescent. Une médiation est un support à la relation qui permet de développer des relations plus concrètes, moins formelles avec l’adolescent. C’est une autre manière d’entrer en contact avec l’adolescent.
« Notre intervention originale en binôme permet également d’éviter une relation « duelle » toujours complexe avec un jeune. Nous agissons plutôt sur le court terme, rapidement mais jamais en urgence et nous assurons donc un relais thérapeutique pour une période donnée. » commente le Dr Blanchon

Les problèmes psychologiques des adolescents
« Nous intervenons auprès de tout adolescent âgé entre 12 et 17 ans en situation de souffrance psychologique. Il peut s’agir par exemple d’un jeune qui se découvre diabétique et qui refuse le diagnostic posé. Nous travaillons dans ce cas sur l’acceptation de sa maladie. Nous sommes aussi appelés en Pédiatrie B lorsqu’un adolescent est hospitalisé à la suite d’une tentative de suicide. Nous essayons dans ce cas de comprendre le pourquoi de son geste et surtout d’éviter toute banalisation.
En fait notre structure est très évolutive. Nous nous adaptons aux différents services et à chaque patient. Nous apportons également une écoute lorsque les équipes soignantes se sentent démunies devant des situations inhabituelles. L’échange pour nous est essentiel. » conclut le Dr Blanchon.

Article d’Isabelle Zedda

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