Lymphome : un traitement sans chimio testé avec succès à Lille

Les résultats d'une vaste étude internationale confirment la piste d'un nouveau traitement pour soigner le lymphome folliculaire sans recours à la chimiothérapie. L'étude RELEVANCE, coordonnée par le Pr Franck Morschhauser, hématologue au CHU de Lille, porte sur une forme d'immunothérapie innovante d'une efficacité similaire au traitement classique mais permettant une amélioration de la qualité de vie du patient.
Les résultats d’une vaste étude internationale confirment la piste d’un nouveau traitement pour soigner le lymphome folliculaire sans recours à la chimiothérapie. L’étude RELEVANCE, coordonnée par le Pr Franck Morschhauser, hématologue au CHU de Lille, porte sur une forme d’immunothérapie innovante d’une efficacité similaire au traitement classique mais permettant une amélioration de la qualité de vie du patient. 
"L’étude RELEVANCE apporte la première démonstration que le concept d’un traitement sans chimiothérapie mais réactivant le système immunitaire peut suffire dans le lymphome folliculaire en situation de forte masse tumorale, et consitue une voie de recherche très prometteuse dans cette maladie", se félicite le Pr Morschhauser.
Au vu des résultats, l’immunomodulation semble faire, selon lui, aussi bien que le traitement standard par immuno-chimiothérapie conventionnelle mais avec un profil de tolérance différent : "principalement moins de chute des globules blancs et d’épisodes de fièvres associés mais plus de réactions cutanées". L’hématologue note en outre "l’absence de chute de cheveux avec le traitement immunomodulateur"

Plus de 4000 personnes diagnostiquées chaque année en France

Le lymphome folliculaire est un cancer du sang se développant dans le tissu lymphatique. Plus de 4000 patients sont diagnostiqués chaque année en France. Cette maladie incurable propose néanmoins une espérance de vie de plus de 15 ans tous patients confondus. L’enjeu médical consiste à traiter les patients au bon moment afin d’éviter la transformation en un lymphome plus agressif, tout en limitant la toxicité du traitement.
Les modalités de prise en charge thérapeutiques dépendent notamment du stade d’évolution de la maladie et des facteurs de risque de progression. Suivant l’évolution du cancer, une simple surveillance, une radiothérapie ou encore un traitement par immunothérapie associé le plus souvent à une chimiothérapie.

Evaluation à suivre sur l’espérance de vie

La recherche clinique menée à Lille joue un rôle prépondérant dans les avancées scientifiques autour du lymphome folliculaire. L’analyse de cette étude et la collecte de données va se poursuivre pendant de nombreuses années, afin d’évaluer l’impact sur l’espérance de vie, les rechutes, mais aussi les mécanismes d’actions de l’immuno-modulation afin d’améliorer le traitement.

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