Maladie valvulaire cardiaque, nouvelle technique pour les sujets âgés

Les équipes de cardiologie et de chirurgie cardiaque ont pratiqué à ce jour cinq implantations de valves aortiques par l'artère fémorale, depuis le 29 septembre 2008 pour le traitement du rétrécissement aortique du sujet âgé. Elles étaient composées des Professeurs Boschat et Gilard et des docteurs Bezon,Braesco, Deredec et Niman. C'est la maladie valvulaire cardiaque la plus fréquente chez les patients âgés qui a justifié cet essai. Il s'agit de dépôts calcaires sur les valves aortiques entre le ventricule gauche et l'aorte qui empêchent leur ouverture correcte et entraîne par la même angine de poitrine, insuffisance cardiaque et perte de connaissance, avec près de 60 % de décès à 2 ans.

Les équipes de cardiologie et de chirurgie cardiaque ont pratiqué à ce jour cinq implantations de valves aortiques par l’artère fémorale, depuis le 29 septembre 2008 pour le traitement du rétrécissement aortique du sujet âgé. Elles étaient composées des Professeurs Boschat et Gilard et des docteurs Bezon,Braesco, Deredec et Niman.

C’est la maladie valvulaire cardiaque la plus fréquente chez les patients âgés qui a justifié cet essai. Il s’agit de dépôts calcaires sur les valves aortiques entre le ventricule gauche et l’aorte qui empêchent leur ouverture correcte et entraîne par la même angine de poitrine, insuffisance cardiaque et perte de connaissance, avec près de 60 % de décès à 2 ans.

Le traitement fait appel la plupart du temps à la chirurgie avec remplacement valvulaire sous circulation extra corporelle

Cependant, certains patients ne peuvent bénéficier de cette chirurgie conventionnelle, soit en raison de leur fragilité (respiratoire, rénale, cardiaque), soit parce qu’ils ont déjà subi une opération à coeur ouvert, avec notamment des pontages coronariens. Cette technique s’adresse donc actuellement à des patients à très haut risque ou contre-indiqués à la chirurgie conventionnelle, et pour lesquels il n’existait jusqu’à présent aucune alternative.
Mise au point par l’équipe des professeurs Alain Cribier et Hélène Eltchaninoff de Rouen, présent lors de ces cinq implantations à Brest, la technique consiste à implanter une valve artificielle (prothèse biologique) montée sur un stent, amenée sous contrôle radiologique par un cathéter à partir de l’artère fémorale jusqu’à la valve malade, sous anesthésie locale ou générale. Le déploiement de cette prothèse se fait sous stimulation rapide du coeur pour assurer au mieux un positionnement parfait de la valve.

Les avantages de cette voie d’abord fémorale sont nombreux : absence d’ouverture du thorax, absence de cicatrice, réalisation sous anesthésie locale éventuelle, permettant ainsi des suites opératoires simplifiées, un séjour hospitalier réduit et un retour plus rapide à la vie active.

En cas d’impossibilité de la voie fémorale (artères trop petites ou trop calcifiées), on peut envisager la voie apicale par ponction directe de la pointe du coeur après courte thoracotomie gauche.
Les résultats préliminaires obtenus chez les 1 500 premiers patients implantés dans le monde sont très encourageants à moyen terme et permettront certainement un affinement des indications à l’avenir.

L’équipe médico-chirurgicale du CHU de Brest a été retenue par la Haute Autorité de santé et par la société française de cardiologie et de chirurgie cardio-thoracique parmi les 16 premiers centres français habilités à pratiquer cette technique.

Fédérant les compétences de l’ensemble de la communauté cardiologique du CHU, l’implantation « mini invasive » des bioprothèses aortiques doit pouvoir bénéficier d’un environnement technique de premier plan et à cet égard, l’obtention d’une salle hybride (bloc opératoire avec matériel radiologique de qualité) est une étape indispensable à la poursuite de cette aventure moderne.

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