Des animaux pour la compagnie et l’épanouissement des résidents

Un berger australien, six cochons d’Inde, trois lapins… Ces surprenants visiteurs « à poil » vont régulièrement à la rencontre des résidents du Centre Saint Stanislas et de l’Hôpital Saint Julien. Depuis septembre 2016, Malvina Kettler, psychologue des unités de long séjour du CHRU de Nancy, organise des ateliers de médiation animale.

Un berger australien, six cochons d’Inde, trois lapins… Ces surprenants visiteurs « à poils » viennent régulièrement à la rencontre des résidents du Centre Saint Stanislas et de l’Hôpital Saint Julien. Depuis septembre 2016, Malvina Kettler, psychologue des unités de long séjour du CHRU de Nancy, organise des ateliers de médiation animale. Son intervention contribue à maintenir ou à améliorer l’état physique, cognitif ou social des personnes âgées en les mettant en relation avec un animal spécifiquement éduqué au contact avec les publics fragiles. « Hawaii, le chien, a de plus certaines prédispositions : aisance relationnelle, caractère joueur, facilité à aller vers les gens… »
L’intervention validée par les médecins des unités, se fait le plus souvent dans le cadre d’ateliers par groupes.  « Je peux également me rendre dans la chambre d’un résident particulièrement angoissé par exemple, pour tenter de l’apaiser. Il est aussi possible de promener Hawaii dans les couloirs avec une double laisse – pour la sécurité. En ce moment, les beaux jours offrent l’occasion de développer des ateliers en plein air, souvent source de bien-être. »
Relationnel, apaisement et estime de soi
Les interventions du chien et des rongeurs, qui appartiennent tous à la psychologue, permettent de favoriser les échanges avec les résidents et les familles, d’apporter du bien-être et de les stimuler à travers les différentes caractéristiques animales : formes, poils, cris, façons de bouger…
« Avec les petits animaux, on travaille davantage le toucher, le relationnel, l’attention, l’apaisement et l’estime de soi à travers le nourrissage, le brossage et la caresse rapprochée, explique Malvina Kettler. C’est une manière d’encourager la personne à redevenir acteur de gestes réalisés par le passé. Même si l’effet n’est parfois que temporaire, on constate chez les résidents, un changement d’état rapide : le visage s’ouvre, la parole se libère et pendant quelques instants, l’esprit se détourne des préoccupations négatives et des inquiétudes. »
Un exercice ludique et partagé
Créé avec Pauline Marin, ergothérapeute, un atelier est plus particulièrement axé sur l’entretien de la motricité et de l’attention. La séance commence par une présentation de chacun et une caresse pour prendre contact avec Hawaii. Le groupe s’entraîne ensuite aux gestes qu’il faudra réaliser, avec le haut et le bas du corps : lancer au chien la balle à la main ou en la faisant rouler avec le pied. La balle rapportée par le chien est transmise au voisin. Chaque séquence est marquée par un exercice de respiration ou favorisant la détente. 
« Véritable éponge à émotions, le chien a lui aussi besoin de pauses car davantage sollicité qu’à l’accoutumée », précise la psychologue. Pour conclure l’atelier, l’animal est remercié par chaque participant par une caresse ou un biscuit. « Le chien est le vecteur motivationnel et ludique qui transforme l’exercice en moment de plaisir partagé. »

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