Modernisation du CHUGA : de nouveaux blocs opératoires innovants à l’horizon 2019

Un vaste chantier de modernisation du CHU Grenoble Alpes vient d’être lancé. Parmi les opérations majeures qui vont transformer l’accueil et la prise en charge des patients, la rénovation complète du plateau de blocs opératoires avec la création, par étape, de 31 salles d’opération entièrement reconfigurées et équipées des toutes dernières technologies et d’un secteur de prise en charge ambulatoire des patients, incluant l’activité d’endoscopie.

Un vaste chantier de modernisation du CHU Grenoble Alpes vient d’être lancé. Parmi les opérations majeures qui vont transformer demain l’accueil et la prise en charge des patients, la rénovation complète du plateau de blocs opératoires avec la création, par étape, de 31 salles d’opération entièrement reconfigurées et équipées des toutes dernières technologies et d’un secteur de prise en charge ambulatoire des patients, incluant l’activité d’endoscopie.
Cette opération de 40 millions d’euros est intimement liée à deux autres programmes de modernisation du site nord du CHUGA : la construction du nouveau plateau technique dédié aux urgences et aux réanimations et la rénovation des services et des halls de l’hôpital Michallon
Le bloc opératoire de l’hôpital grenoblois n’a pas été restructuré en profondeur depuis la construction du bâtiment en 1972. Ces travaux ambitieux donneront un nouveau visage à l’établissement public de santé.  
Un des axes du projet consiste à installer un espace opératoire entièrement rénové adapté aux nouvelles techniques opératoires, permettant de regrouper les sites d’anesthésie, d’endormir et de réveiller les patients dans des lits SSPI conformes aux normes et en nombre suffisant : 47 lits dont 6 lits de « concept room » dédiés à l’ambulatoire, contre 23 aujourd’hui, et de développer fortement l’activité de chirurgie ambulatoire (pour passer d’une vingtaine de places actuellement à 50 en 2019). 
Ce nouveau plateau interventionnel innovant d’une surface de 7 000 m2 réunira les activités de radiologie, de chirurgie, de cardiologie et de médecine interventionnelle. Il sera accompagné du regroupement et de la standardisation des sites d’anesthésie, des salles d’opération, de l’optimisation des stocks et des approvisionnements ainsi que d’un service de stérilisation et d’un arsenal central dédié à une logistique unifiée et mutualisée. 
En liaison directe avec les secteurs de réanimation et de surveillance continue chirurgicale, il permettra un parcours patient simplifié entre blocs opératoires, Salles de Surveillance Post Interventionnelles (SSPI), Unité de Soins Continus (USC) et réanimation.

 La rénovation de l’hôpital Michallon

Dans la continuité de la construction du nouveau plateau technique et de la création d’un nouveau plateau interventionnel -deux chantiers qui s’achèveront en 2019-  le CHUGA s’est également engagé dans un processus de rénovation de l’hôpital Michallon. Ce beau projet architectural a été pensé dans une logique de parcours patients. Il sera livré en 2021.
L’entrée principale (Belledonne) sera complètement redesignée. Le but est d’offrir demain aux usagers un bel espace aménagé, facile d’accès, pratique et confortable. Cette nouvelle entrée sera ainsi localisée en rez-de-chaussée et permettra la création d’un niveau d’accès unique en connexion directe avec les flux patients et la centralisation du bureau des entrées.  Les deux halls d’accueils profiteront également d’un beau lifting. 
En outre, le chantier de 60 millions d’euros prévoit le réaménagement des consultations à fort flux sur une surface dédiée et l’aménagement de surfaces désaffectées pour l’accueil des activités tertiaires et de consultations permettant de libérer des espaces dans les unités de soins afin de renforcer le nombre de chambres seules et améliorer les conditions d’hébergement des patients. 
Cette modernisation va ainsi permettre au CHUGA de jouer pleinement son rôle d’établissement de recours et de référence pour le territoire de l’arc alpin -un bassin de vie de 2 millions d’habitants-, dans des conditions optimales d’accueil des patients et familles mais aussi de travail pour les professionnels.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.