Monoxyde de carbone : trop d’accidents liés au chauffage alerte le CHU

Le retour du froid marque celui des accidents liés au chauffage prévient le Dr Andréas Kauert médecin responsable de l’unité de Traitement par Oxygène Hyperbare du CHU de Nice*. En 2011, 44 victimes, âgées de 4 mois à 89 ans ont été traitées dans son service, en chambre hyperbare à l’hôpital Pasteur. Première cause d'empoisonnement mortel l'intoxication au monoxyde de carbone connaît chaque année un pic de janvier à avril.

Le retour du froid marque celui des accidents liés au chauffage prévient le Dr Andréas Kauert médecin responsable de l’unité de Traitement par Oxygène Hyperbare du CHU de Nice*. En 2011, 44 victimes, âgées de 4 mois à 89 ans ont été traitées dans son service, en chambre hyperbare à l’hôpital Pasteur.  Première cause d’empoisonnement mortel l’intoxication au monoxyde de carbone connaît chaque année un pic de janvier à avril. 
35 victimes ont été transportées par le Samu 06 et 9 ont été admises en provenance d’un service d’urgences des hôpitaux St Roch, Fréjus, Monaco. 9 ont été victimes d’intoxications  individuelles et 35 victimes intoxications collectives. 25 sont retournées à leur domicile après traitement Hyperbare ; 19 ont été hospitalisées après traitement.
Les origines des intoxications se répartissent entre : chaudière 21 cas ; feu d’appartement 15 cas ; brasero en intérieur 5 cas ; groupe électrogène 2 cas ; moteur essence 1 cas.
L’inhalation d’un gaz particulièrement toxique, le monoxyde de carbone (CO) issu de la combustion des matières organiques dans des conditions d’apport insuffisant en oxygène, entraîne une intoxication. Les symptômes de l’intoxication légère sont des maux de tête, des vertiges, et des manifestations grippales… Incolore, inodore, insipide et non irritant, ce gaz est difficile à détecter pour les personnes exposées.
Conseils : vérifiez que les ventilations de vos pièces ne soient pas obturées ; entretenez vos chauffages et en particulier cuisinières à bois, à charbon, à gaz ou à fioul, chauffages mobiles d’appoint, chauffe-eau et chauffe-bain, inserts de cheminées, poêles, vétusté des appareils…
*Pôle Neurosciences, chef de Pôle Pr Claude Desnuelle

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.