Naissance de la 1ère Communauté Hospitalière de Territoire du Languedoc-Roussillon, la plus vaste de France

Le 11 mai 2011 naissait la 1ère Communauté Hospitalière de Territoire du Languedoc-Roussillon et la plus vaste du territoire. Du Gard à la Camargue en passant par les Cévennes, la CHT couvre tout un département. Elle réunit 7 établissements : le CHU de Nîmes et les Centres Hospitaliers d’Alès, de Bagnols-sur-Cèze,de Ponteils, d’Uzès, de Pont-Saint-Esprit et du Vigan*. Elle concerne 8 512 professionnels équivalent temps plein dont 965 médicaux et compte 4 752 lits dont 553 en établissements sociaux et médico-sociaux.

Le 11 mai 2011 naissait la 1ère Communauté Hospitalière de Territoire du Languedoc-Roussillon et la plus vaste du territoire. Du Gard à la Camargue en passant par les Cévennes, la CHT couvre tout un département. Elle réunit 7 établissements : le CHU de Nîmes et  les Centres Hospitaliers d’Alès, de Bagnols-sur-Cèze,de Ponteils, d’Uzès, de Pont-Saint-Esprit et du Vigan*. Elle concerne 8 512 professionnels équivalent temps plein dont 965 médicaux et compte 4 752 lits dont 553 en établissements sociaux et médico-sociaux.
De nombreuses conventions existent déjà entre les différentes structures : filière de soins AVC, consultations avancées de neurologies, meilleure orientation des patients fragiles nécessitant des soins gérontologiques… Cette communauté hospitalière de territoire renforcera les partenariats existants et développera de nouvelles complémentarités en s’appuyant sur un projet médical commun. Il s’agit d’organiser une réponse adaptée aux besoins d’une population qui va progresser de 21% (contre 7,9% au niveau national) et prendre en compte l’augmentation particulièrement importante du nombre de personnes âgées de plus de 60 ans de 53%. Le Gard connaît en outre un taux de pauvreté et une part de bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire parmi les plus élevés de l’Hexagone. La nouvelle CHT se donne aussi pour ambition de garantir au patient, à chaque étape de son parcours de soins depuis le diagnostic jusqu’au suivi post hospitalisation, la prise en charge dans la structure la plus adaptée compte-tenu de la technicité de l’acte mais aussi de la proximité géographique du lieu de soins par rapport au domicile de la personne.
Des parcours de soins adaptés aux pathologies les plus lourdes et les plus fréquentes ou aux traitements les moins accessibles seront mis en place notamment en oto-rhino-laryngologie et en ophtalmologie où l’offre publique est insuffisante.
Evolution notable, ce seront les spécialistes qui se déplaceront et non plus aux patients. Ainsi les médecins se rendront plusieurs demi-journées par semaine ou par mois dans une structure partenaire qui ne dispose pas de leurs compétences.
En gériatrie le renforcement des partenariats et des activités d’évaluation (évaluation cognitive, évaluation pré-opératoire, onco-gériatrie) doit permettre d’augmenter les entrées directes et programmées plutôt que les urgences. En aval de ces prises en charge, le renforcement de la capacité d’accueil en services de soins infirmiers à domicile et en EHPAD doit également améliorer la réponse apportée au vieillissement de la population locale.

Un terreau fertile

Les premières conventions bipartites ont été signées en 1994 entre le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes et le Centre Hospitalier Alès-Cévennes pour une mise à disposition d’une demi-journée par mois en néphrologie, et entre le CHU et le Centre Hospitalier de Bagnols-sur-Cèze pour une mise à disposition de deux journées et demie par mois en anatomie pathologie. Depuis, plus d’une centaine
de conventions de mise à disposition ou de temps médicaux partagés de professionnels de santé, d’utilisation de plateaux techniques, de recherche, de coopération avec le secteur médico-social ou
d’organisation de filières de soins ont été signées.
9 filières sont concernées – Les filières d’urgence (accidents vasculaires cérébraux, urgences cardio-vasculaires, polytraumatologie),  la cancérologie, les soins de suite et de réadaptation, la gérontologie, la périnatalité, la psychiatrie, la prévention et les soins d’accompagnement (prévention de la douleur et soins palliatifs)
Forte de ces nombreux accords, la nouvelle communauté hospitalière de territoire explorera de nouvelles pistes de coopération telles que le renforcement de la télémédecine, le développement de la recherche clinique en cancérologie pour qu’un plus grand nombre de patients puissent y accéder, la mutualisation des achats ou encore la consolidation des missions universitaires d’enseignement et de recherche.
*Liste des signataires de la convention constitutive de la CHT
Jean-Olivier Arnaud, directeur général du Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes
Denis Bruguier, directeur du Centre Hospitalier d’Uzès
Daniel Desbrun, directeur du CH Pont Saint-Esprit
Jean-François Serradelle, directeur du Centre Hospitalier de Pointeils
Pierre Aury, directeur par intérim du Centre Hospitamlier Le Vigan
Philippe Péridont, directeur du Centre Hospitalier de Bagnols-sur-Cèze
François Mourgues, directeur du Centre Hospitalier Alès-Cévennes

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