Octobre rose dans les CHU : un mois de forte mobilisation

Comme chaque année en France depuis 1994, le rose est venu se mêler aux couleurs de l’automne. A l’époque où les feuilles tombent, des rubans sont suspendus un peu partout pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Si ce dernier peut être une menace pour tous, il reste le cancer féminin le plus fréquent avec près de 59 000 femmes touchées dans notre pays - et 12 000 décès par an. La question du dépistage précoce est essentielle puisque ce cancer peut être guéri dans neuf cas sur dix s’il est détecté assez tôt. Dans une mobilisation générale démarrée le premier octobre, et qui se terminera à la fin du mois, les CHU sont à l’avant-poste.

Comme chaque année en France depuis 1994, le rose est venu se mêler aux couleurs de l’automne. A l’époque où les feuilles tombent, des rubans sont suspendus un peu partout pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Si ce dernier peut être une menace pour tous, il reste le cancer féminin le plus fréquent avec près de 59 000 femmes touchées dans notre pays – et 12 000 décès par an. La question du dépistage précoce est essentielle puisque ce cancer peut être guéri dans neuf cas sur dix s’il est détecté assez tôt. Dans une mobilisation générale démarrée le premier octobre, et qui se terminera à la fin du mois, les CHU sont à l’avant-poste.
Il serait illusoire de se lancer à la poursuite de cet octobre rose des CHU et de vouloir en faire un résumé, tant les actions conduites sont diverses. Nous avons cependant tenu, sans tomber dans le catalogue exhaustif, à en citer quelques-unes.

Halle du CHU Félix Guyon de Saint-Denis © CHU de La Réunion

On s’informe, on s’investit, on scintille

Première illustration de l’engagement avec le CHU de Saint-Etienne, où la stratégie de sensibilisation s’articule avec malice et jeu de la langue autour de trois piliers : « on sein’forme », « on sein’vestit », « on sein’tille ». Sur le premier volet de l’information, le CHU, en lien avec l’Institut de Cancérologie Lucien Neuwirth (ICLN), la Ligue contre le Cancer et le Centre régional de coordination de dépistage des cancers, proposera le 21 octobre divers ateliers autour de l’autopalpation (à l’aide d’un buste en silicone), de la fabrication de déodorant naturel, des facteurs protecteurs des cancers et, au contraire, ceux les favorisant. Ce même jour, il sera donné à l’ensemble des professionnels du CHU la possibilité de « Sein’vestir » en adoptant le rose, du simple accessoire au look complet. Réseaux sociaux à surveiller donc ce jour-là. En attendant, vous pouvez retrouver, en vous baladant sur le net ou près de l’hôpital Nord, une projection laser XXL d’un cœur, d’un ruban ou encore d’un dessin de poitrine sur l’une de ses façades.

Le matin et le soir, l’hôpital nord se pare de rose. Visibilité assurée. © CHU de Saint-Etienne

Expositions photos, beaux-arts et cinéma

Direction le CHRU de Tours avec une opération de sensibilisation qui passe, là aussi, par l’image. Durant tout le mois d’octobre, une très jolie exposition photos montrant sans montrer les ravages du cancer est visible au Café et à l’espace lingerie du magasin LE PRINTEMPS. Une initiative née de la rencontre entre Céline Baillou, une patiente du CHRU atteinte d’un cancer du sein depuis décembre 2019 et Jacques Cohen, kinésithérapeute et photographe. Sensualité, beauté et émotions sont au rendez-vous…
Démarche similaire du côté du CHU d’Amiens, où l’exposition « Du rose à l’âme » (douze femmes, douze photos, douze messages) se tient en accès libre dans le hall du site sud du CHU. Et de la photo au cinéma, il n’y a qu’un pas. Le 18 octobre de 18h00 à 21h00, l’association Ruban Rose organise la projection du long métrage documentaire « Elles dansent » d’Alexandre MESSINA, dans l’auditorium du CHU. Ce film met en lumière les interventions dansées de Aude M. au chevet des patients du centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy. 

« Du rose à l’âme », c’est douze photos pour douze femmes mises en lumières © CHU d’Amiens
La photo, le cinéma, mais aussi les beaux-arts… Cette année, le Palais des Beaux-arts de Lille a choisi de s’associer au CHU voisin en détournant quelques-unes de ses œuvres majeures de sa collection permanente. Familier des services du CHU depuis 2011, le musée propose au public un parcours pensé pour l’occasion et offre à découvrir la représentation des seins à travers l’histoire de l’art, dans une exposition intitulée « D’un sein à l’autre ». 

L’une des œuvres du Palais des Beaux-arts de Lille © PBA Lille Photo Thomas NICQ
Mais Octobre rose à Tours, Amiens ou Lille, c’est un peu à l’image de ce qui se fait partout les autres CHU, à savoir la mise en œuvre avec engagement, énergie, générosité et imagination d’un éventail d’actions très large. Des actions qui demandent parfois de mouiller le maillot !

Foulées roses

A Montpellier, le message est clair : « inciter les femmes à se faire dépister ». Celui-ci est d’ailleurs au cœur de deux journées organisées au sein du CHU, les 12 et 19 octobre. On y parlera de conseils nutritionnels, d’autopalpation, mais aussi d’activité physique adaptée et de… rugby ! Et ce n’est pas pour déplaire aux amateurs de top 14, qui seront en effet ravis de voir le Montpellier Hérault Rugby transformer l’essai avec les soignants, au cours d’une séance d’initiation à la pratique de ce sport.
Du côté de Rouen, une centaine de femmes, personnels du CHU, vont courir ou marcher dans la région lors de diverses courses organisées au profit de la lutte contre le cancer du sein. Idem du côté de Bordeaux, où se tiendra, à cheval sur le week-end des 16 et 17 octobre, la course Challenge du ruban rose. Des dizaines de personnels du CHU se retrouveront donc pour fouler les quais de Bordeaux sur sept kilomètres, unis sous la bannière « Ô sein du CHU ! » Pour l’anecdote, Réseau CHU y aura son dossard… De leur côté, ce sont plus de 260 salariés du CHR d’Orléans qui prendront le départ de la course « foulées roses » le dimanche 17. 

A Bordeaux comme dans d’autres villes, on court pour la bonne cause © CHU de Rouen

Des initiatives et informations à retrouver sur les sites et réseaux sociaux des CHU

Suspensions de parapluies fuchsia, expositions, projections, studios photos, sélections de livres de témoignages, temps d’échanges et de dépistages, collectes solidaires, événements sportifs, vente de calendrier, animation danse, repas rose, mammographies sans rendez-vous, ateliers d’autopalpation, coupes de cheveux solidaires, appels aux dons, ouverture au public de plateau technique par les équipes de sénologie etc., de Lille à Orléans, d’Amiens à La Réunion, des HCL à l’APHM, en passant par l’APHP ou Toulouse, les 32 CHU-CHR de France, en partenariat avec de nombreux partenaires privés, associatifs et institutionnels, se mobilisent pleinement dans la lutte contre le cancer du sein. Réseau CHU vous conseille de vous rendre sur les sites et les réseaux sociaux des CHU pour découvrir ces différentes formes d’engagement. Et si les CHU se parent de rose pour quelques semaines, ils restent pleinement concernés tout au long de l’année…

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.